Dernière mise à jour : 22/05/2011

Présentation
Appelé aussi "Résistance variable", et parfois
Rhéostat. Le
potentiomètre peut être considéré comme une
résistance dont on peut faire varier la valeur ohmique entre
deux points, par simple action
mécanique sur un axe rotatif ou rectiligne. Il est
constitué
d'une piste résistive sur laquelle entre en contact un curseur
mobile, qui peut se promener d'une extrémité à
l'autre de la piste. La photo ci-dessous montre un exemple de
potentiomètre rotatif.

Il existe plusieurs formes et tailles de
potentiomètres, mais il peuvent être classées en
deux grandes catégories : potentiomètres ajustables et
potentiomètres de tableau. Chacune de ces catégories peut
être subdivisée à son tour en plusieurs familles,
selon la forme du potentiomètre, la courbe de variation, le
nombre de tours pouvant être effectués, le matériau
utilisé pour réaliser la piste résistive. Un
potentiomètre simple possède le plus souvent trois
broches, mais il en existe avec plus de broches, voir paragraphe "Et
autres particularités". On peut n'utiliser que deux broches sur
les trois (montage en
résistance variable) ou utiliser les trois broches (montage
potentiomètrique). Voir aussi Potentiomètres et
gain.
Potentiomètres pour tableau / pour circuit imprimé
On choisi généralement ces potentiomètre quand on sait d'avance qu'ils
seront
souvent manoeuvrés, ce qui est le cas par
exemple des potentiomètres de volume ou de tonalité
(graves / aigus)
sur un ampli hifi (potentiomètres rotatifs), ou encore des
faders d'une
console de mixage (potentiomètres rectilignes). L'axe du
curseur d'un potentiomètre rotatif, en
plastique ou en métal, a un diamètre
standard
de 6mm, mais
il existe des axes de diamètre plus petit (4 mm et encore moins
pour
certains modèles). A la limite de l'axe, côté
potentiomètre, un
filetage permet de fixer le potentiomètre en l'insérant
dans un simple
trou (de 10 ou 12 mm par exemple) et en l'immobilisant avec un
écrou le
plus souvent associé à une rondelle.

La majorité des potentiomètres possède un axe sur
lesquel on peut fixer un bouton en alu ou en plastique pour faciliter
la prise en main, mais il en existe aussi dont le curseur ne peut
être actionné que par le biais d'un tournevis, et dont le
raccord vers le circuit s'opère avec des fils souples.
Potentiomètres de tableau, mais ajustables...

Les potentiomètres visibles sur les photos ci-avant sont de
tailles relativement modeste. Il en existe de plus gros
(généralement bobinés), comme ceux des photos
suivantes. Le petit "machin" bleu tout à droite de la photo de
gauche est un potentiomètre ajustable, qui n'est là que
pour donner l'échelle.

Certains potentiomètres disposent de pattes de connexion
prévues pour être directement soudées sur un circuit
imprimé (les pattes sont alors pointues et assez fines), alors que
d'autres disposent de pattes de connexion prévues pour
accueillir un fil électrique (les pattes sont arrondies et
creusées, et ressemblent un peu à des cosses à
souder). La photo qui suit montre un exemple de potentiomètre
utilisé dans les petits postes de radio, talki-walki, ou autre
appareil portable encore doté d'un réglage de volume
rotatif :

Histoire de me contredire : pour ce potentiomètre, les pattes sont
arrondies et
creusées, ressemblent un peu à des cosses à
souder, et sont quasiment toujours directement soudées sur le
circuit imprimé.
Potentiomètres ajustables
Il s'agit simplement d'une version miniature des potentiomètres
de tableau. Les potentiomètres ajustables sont
conçus pour être soudés directement sur un circuit
imprimé, et sont généralement destinés
à être
réglés une fois pour toute, ou tout du moins très
occasionnellement. Leur forme les destine à être
placés directement sur un circuit imprimé, en un lieu
souvent peu accessible de l'utilisateur final.

La photo ci-dessus fait apparaitre qu'il existe des
potentiomètres prévus pour être montés
verticalement (3ème potentiomètre à partir de la
gauche), et des potentiomètres prévus pour être
montés horizontalement (les autres). L'usage d'un tout petit
tournevis est requis pour modifier la position du curseur. N'utiliser
surtout pas un tournevis trop gros, vous seriez obligé de forcer
pour faire tourner la partie mobile, ce qui conduirait de façon
quasi-certaine à la déterioration du composant.
Potentiomètres multitours
Les potentiomètres multitours (3, 5 ou 10 tours) permettent un
réglage
très précis. Il existe des
potentiomètres multitours de tableau et des
potentiomètres multitours ajustables. Les premiers sont
principalement utilisés pour (par exemple) régler
précisement la tension de sortie d'une alimentation secteur de
laboratoire, ou la fréquence d'un générateur BF ou
HF. Les seconds sont souvent utilisés pour ajuster un
paramètre qui ne devrait normalement plus avoir besoin
d'être retouché pendant la durée de vie de
l'appareil (annulation d'une tension d'offset ou réjection en
mode commun d'un étage d'entrée différentiel par
exemple), ou qui ne devrait être réajusté que
très occasionnellement (après une panne ou après
un entretien, par exemple). Comme un potentiomètre multitours
coute bien plus cher qu'un potentiomètre standard, les
fabricants les réservent quand ils sont vraiment indispensables
et que leur équipement doit "tenir" des caractéristiques
serrées.

La première photo ci-dessus représente deux
potentiomètres
ajustables
multitours, le premier est un modèle 10 tours, le second est un
modèle 25 tours. Par comparaison, les potentiomètres
standards
(mono-tour) ont un débattement de 270 degrés, soit 3/4 de
tours (certains potentiomètres "mono-tour" ont même un
débattement moindre). Les deux suivantes montrent des
potentiomètres multitours de tableau. Il existe deux types de
potentiomètres multitours : les bobinés (les plus
courants) qui consistent en un fil conducteur bobiné sur lequel
se déplace le curseur, et les hybrides dans lesquels un
plastique conducteur enrobe une bobine non conductrice. Cette
dernière technique permet de limiter l'effet selfique, qui peut
être gênant dans certaines applications.
Utilisation en résistance variable
Dans ce mode, le
potentiomètre n'est ni plus ni moins qu'une résistance
dont on peut faire varier la valeur. Ce type d'utilisation est
très fréquente dans les filtres audio simples (un
réglage de tonalité par exemple), dans le
réglage de la fréquence d'un oscillateur (LFO par
exemple), pour le réglage de gain d'un étage
amplificateur, etc. Dans ce mode, seules deux des trois pattes du
potentiomètre sont utilisées : la patte centrale
(curseur) et l'une des deux extrémités. Il arrive parfois
que la patte extrême inutilisée soit raccordée au
curseur (patte centrale).
Utilisation en potentiomètre
Le principe repose ici sur
le prélèvement d'une partie d'un signal,
prélèvement plus ou moins important (rien ou
totalité) selon la position du curseur. On dit que le
potentiomètre est utilisé en diviseur de
tension
résistif. On applique la
totalité du signal entre les deux pattes extrêmes, et on
récupère une fraction plus ou moins importante entre le
curseur et une des deux extrémités. Utilisation courante
:
réglage de volume, mélange entre un signal traité
et un signal non traité, balance Gauche/Droite. Dans ce mode,
les trois pattes du potentiomètre sont utilisées. Exemple
pratique.
Matériau
Différents matériaux peuvent être utilisés pour constituer la piste
principale d'un potentiomètre. Du matériaux utilisé
dépendra la qualité générale et la fiabilité du composant.
Potentiomètres à piste
Dans cette catégorie, il existe deux types de
potentiomètres très
répendues : les potentiomètres à piste carbone et
les
potentiomètres à piste Cermet (Ceramic
et Metal).
Les premiers sont
de moins bonne qualité mais sont très bon marché.
Il conviennent très bien pour des réalisations où
le nombre de manoeuvres est réduit, et où les
performances requises (bruit notemment) ne sont pas très
élevées. Ce type de potentiomètre est intensement
utilisé dans les appareils grand-public. Les
potentiomètres Cermet sont largement
préférés dans les réalisations
professionnelles, mais leut coût rebute assez naturellement.
Potentiomètre bobiné
Seul les potentiomètres à piste ont été
évoqué jusqu'alors. Mais il existe aussi des
potentiomètres bobinés, où le curseur se
"promène" sur une bobine, d'une spire à l'autre.
(clic pour agrandir)
Ce type de potentiomètre est particulièrement
utilisé quand la puissance qu'il doit dissiper est importante.
Mais à cause des spires qui ne sont pas forcement jointives, il
ne peut pas être utilisé partout (coupure de la liaison du
curseur au moment du passage d'une spire à l'autre).
Fiabilité
Un autre critère entre en compte dans la qualité du
potentiomètre : son étanchéité à la
poussière. Les potentiomètres professionnels sont soit
étanches, soit conçus pour que la poussière n'ait
que peu de chance de pénétrer à l'interieur du
composant. Il est assez facile de limiter le jeu de l'axe pour un
potentiomètre rotatif, mais celà est plus difficile pour
un potentiomètre rectiligne. Pour ces dernier, certains
fabricants ont choisi de "déporter" l'axe mobile, de telle sorte
que ce dernier ne soit plus en face de la rainure principale. Le type
de matériau utilisé et le taux
d'étanchéité joueront très fortement sur le
coût de fabrication. Ne vous étonnez pas si les
potentiomètres d'une console de mixage analogique 12 voies
à 800 euros commencent à présenter des signes de
faiblesse au bout d'un an... Des deux potentiomètres pris en
photo ci-dessous, je vous laisse deviner lequel est grand public et
lequel est professionnel...

Notez en passant que l'axe du potentiomètre peut être en
plastique ou en métal. Le plastique est plus facile
à couper et présente un avantage certain lorsqu'il
s'agit d'isolation électrique. Du côté des
potentiomètres rectilignes, même chose : vous trouverez
des potentiomètres à 2 euros et d'autres à 50
euros. Il y a forcement quelque chose qui les différencie...

Courbes de variation
Il existe deux courbes de variation répendues : la courbe de
variation logarithmique et la courbe de variation linéaire.

Une
troisième courbe moins répendue existe aussi, il s'agit
de la courbe de variation anti-logarithmique.
Variation
linéaire
(Lin)
Dans le cas d'un potentiomètre linéaire, la variation est
progressive : quand le curseur se trouve au centre de la piste, la
résistance ohmique que l'on peut mesurer entre le curseur et une
extrêmité est la même que celle que l'on peut
mesurer entre le curseur et l'autre extrêmité : Ra = Rb
(si le potentiomètre est un modèle 100K, Ra = Rb = 50K).
Quand le curseur est à 80% de sa course (plus vers
l'extrêmité haute), Ra = 20% de la résistance
totale et Rb = 80% de la résistance totale. Il s'agit du type de
potentiomètre que
vous devrez utiliser si rien n'est spécifié par l'auteur
du schéma électronique, sauf s'il s'agit d'un
potentiomètre de volume (dans ce cas un modèle log est
requis). Je ne
sais pas s'il existe des potentiomètres ajustables autre que des
modèles linéaires, mais je ne me souviens pas en avoir
déjà vu de logarithmique.
Variation logarithmique (Log Pos)
La variation de
la valeur de
la
résistance entre le curseur et une extrêmité
répond à une fonction logarithmique. Quand le curseur se
trouve au
centre de la piste, la résistance ohmique
que l'on peut mesurer entre le curseur et une extrêmité
n'est pas la même que
celle que l'on peut mesurer entre le curseur et l'autre
extrêmité : Ra <> Rb. Pour donner un ordre de
grandeur et pour compléter les trois exemples cités
ci-avant, Ra = Rb quand le curseur est à 90% de sa course
totale. Vous comprendrez aisement que l'on ne peut pas utiliser un
potentiomètre de ce type dans une alimentation secteur pour
ajuster finement la tension de sortie. En effet, la variation est lente
quand le curseur se déplace vers une extrêmité, et
est très rapide quand le curseur arrive sur l'autre
extrêmité. Ce type
de potentiomètre est principalement utilisé pour les
réglages de volume sonore, pour "coller" à la
caractéristique de l'oreille, qui possède justement une
réponse logarithmique à la pression que l'air exerce sur
les tympans. A
cause de cette particularité, le respect du sens de branchement
des deux extrêmités de la piste résistive a bien
plus d'importance que pour le potentiomètre linéaire.
Remarque :
si
vous mesuriez la résistivité d'un potentiomètre
logarithmique de façon très précise et avec un
grand nombre de positions du curseur, vous constateriez que la courbe
n'est pas une courbe, mais une suite de petits segments de droites,
cela est lié au procédé de fabrication de la
piste. Essayez d'imaginer un seul instant la complexité de
réalisation d'une piste vraiment logarithmique... Sachant cela,
vous pouvez maintenant aussi imaginer que l'on peut trouver des
potentiomètres log dont la courbe de variation n'est pas
forcement très proche de la courbe de variation log
théorique.
Variation anti-logarithmique (Log Neg, Antilog ou
Log inverse)
La
variation de la
valeur de la
résistance entre le curseur et une extrémité
répond à une fonction logarithmique inverse
(appelée aussi négative ou neg-log). Ce type de
potentiomètre
peut être requis pour le réglage de gain ou de
tonalité dans certaines
réalisations audio.
Reconnaissance de la
courbe de
variation des potentiomètres usuels
Vous avez entre les mains un potentiomètre de
récupération ou d'origine
inconnue, et vous aimeriez bien connaitre sa courbe de variation. Lin
ou Log ? La
différenciation entre les courbes Lin et Log s'effectue
normalement grâce aux lettres A et B, mais la norme n'est pas la
même
entre Europe / Etats-Unis et Japon. En europe et aux Etats-Unis, la
lettre A désigne le modèle linéaire et la lettre B
désigne le modèle logarithmique. Au japon, c'est
l'inverse. Ainsi, un potentiomètre marqué 47 KA
fabriqué au Japon est un modèle logarithmique ! La lettre
C désigne quant à elle une courbe de variation
anti-logarithmique (je crois savoir qu'une autre lettre peut aussi
être employée pour ce type de variation, mais je ne me
souviens plus de laquelle). Résumons cela dans le tableau
suivant :
|
Aucune Lettre
|
Lettre A
|
Lettre B
|
Lettre C
|
Lettre L
|
Europe
/ Etats-Unis
|
Linéaire
|
Linéaire |
Logarithmique |
Anti-Logarithmique |
Logarithmique |
Japon
|
Linéaire |
Logarithmique |
Linéaire |
Anti-Logarithmique |
Logarithmique |
Ce repérage par lettre pourrait être suffisant et simple,
mais il semblerait que l'on trouve aussi désormais des
potentiomètres
logarithmique de provenance européenne frappé de la
lettre A. En cas de doute, suivre la procédure de
vérification d'un potentiomètre, décrite à
la page Vérification
d'un composant.
Autres types de courbes
Les trois courbes de variation évoquées ci-avant (A, B et
C) sont les plus usuelles, mais il en existe d'autres, moins
répendues et d'ailleurs appelées courbes de variation
spéciales. On peut ainsi rencontrer la courbe de variation T qui
correspond à une variation de type log mais plus "lente", ou la
courbe de variation F qui correspond à une variation de type log
plus "rapide". Il existe également une courbe de variation de
type semi-logarithmique à laquelle on attribue la lettre S. Ces
types de variation sont utilisées dans des applications
spécifiques, notemment dans certains téléviseurs
à tube cathodique.
Modification de la courbe de variation
Moyennant l'ajout d'une ou de deux résistances greffées
sur un potentiomètre,
il est possible d'en modifier sa courbe de
variation. Par exemple, en ajoutant une résistance de 15K entre
le curseur et l'extrêmité "supérieure" d'un
potentiomètre
linéaire de 150K, on obtient une variation extrêmement
proche de celle d'un potentiomètre Anti-Log de 150K. En cablant
cette résistance entre le curseur et l'extrêmité
"inférieure", on obtient une variation Log. Pour plus de
détails, se reporter à la page Potentiomètre
-
Modification de la courbe de variation. Vous pouvez aussi
jeter un
oeil sur mon petit logiciel PotModCurve,
qui
permet de visualiser la courbe modifiée de variation d'un
potentiomètre en fonction des valeurs de résistance
spécifiées..
Différents types de potentiomètres
Nous n'avons survolé ici que les potentiomètres simples
à trois broches. Sachez qu'il existe encore d'autres types de
potentiomètres, en voici quelques exemples.
Potentiomètres
doubles
(2 x 3 broches)
Il s'agit simplement de deux potentiomètres
simples électriquement indépendants mais couplés
mécaniquement et partageant le même axe de commande.

La
rotation de l'axe entraine le
curseur de chacun des deux potentiomètres, les deux offrent
alors une même variation ohmique à partir d'un seul
mouvement mécanique. Ce type de potentiomètre est
fréquent dans les applications audio stéréo, car
il permet un contrôle simultané sur les deux voies audio
gauche et droite. Il peut aussi être utilisé (entre
autres) dans un oscillateur où il est nécessaire de faire
varier simultanement deux résistances identiques (oscillateur
à pont de Wien par exemple, comme le générateur
audio
010).
Potentiomètres
triples
(3 x 3 broches)
Trois
potentiomètres couplés. Oui, ça existe ;-)
Potentiomètres
quadruples
(4 x 3 broches)
Même chose que pour les doubles et les triples,
sauf que
là il y a quatre potentiomètres couplés. Leur
usage est moins fréquent, et on a d'ailleur un peu plus de mal
à en trouver.
Potentiomètres
à
prise intermédiaire (1 x 4 broches, 2 x 4 broches ou 4 x
4 broches)
Une
broche intermédiaire fixe est ajoutée aux trois
existantes. Ce type de potentiomètre est utilisé pour les
réglages de volume avec fonction Loudness (correction
physiologique).

Je ne sais pas s'ils peuvent avoir d'autres fonctions.
Mais comme ce type de composant est rare et que la fonction Loudness
peut également être assurée avec un
potentiomètre standard à trois broches (exemple 1
et exemple
2), ce
type de
potentiomètre n'est plus très répendu... chez les
distributeurs tout du moins.
Potentiomètres
avec
interrupteur
(3 + 2 broches ou 3 + 2x3 broches)
Très souvent
utilisés dans les petites radios portables, le
potentiomètre rotatif avec interrupteur permet à l'aide
d'une unique commande manuelle, de mettre en route ou d'arrêter
la radio et de régler le volume. La position OFF de
l'interrupteur se situe juste avant le "minimum" du
potentiomètre. Il existe également des
potentiomètres rotatifs avec interrupteur activé par
pression sur l'axe (la position de volume est conservée). Un
interrupteur peut également être intégré
à des potentiomètres rectilignes installés dans
des consoles de mixage pour radio ou pour discothèque, cet
interrupteur (ou switch) assurant la fonction de "Start"
(télécommande d'un lecteur de CD ou d'une platine disque)
quand le potentiomètre est "monté". Autre exemple :
potentiomètre appellé Potentiomètre Push-Pull
(poussé-tiré).

Potentiomètres
à
axes concentriques (2 x 3 broches ou 4 x 3 broches)
Ce
type de
potentiomètre à la particularité de permettre le
réglage séparé de plusieurs potentiomètres
couplés (deux ou quatres en général, mais il
peut s'agir d'un nombre différent) avec deux boutons
concentriques : volume pour le bouton central et balance pour le bouton
"extérieur", sur un autoradio ou sur certaines chaines hifi, par
exemple.
Potentiomètres
motorisés
Potentiomètres auquels est
couplé un petit moteur à courant continu.
Installés dans certains amplis hifi, ils permettent un
réglage de volume à l'aide d'une
télécommande. Il existe certe des potentomètres
numériques intégrés qui permettent le
réglage de volume de façon électronique, mais les
potentiomètres à moteur permettent un contrôle
électrique ET manuel, ce que les utilisateurs apprécient
en général.
Potentiomètres
à
impédance constante
Il s'agit d'atténuateurs
variables
travaillant généralement à des impédances
faibles et à des puissances assez élevées, et qui
permettant d'ajuster le niveau (volume) en s'intercalant directement
entre la sortie de puissance d'un ampli et un haut-parleur.


Deux
utilisations possibles (entre autres) : réglage du niveau d'un
HP médium ou aigu par rapport au boomer, ou fonctionnement
à plus forte puissance d'un ampli à lampe en gardant un
volume raisonnable au niveau du HP, pour obtenir une sonorité
différente de celle obtenue à bas régime (le
surplus de puissance est évacué en chaleur par le
potentiomètre).
Potentiomètres
avec roue
Principalement utilisés pour un déplacement du curseur
par le biais d'une couroie ou d'un fil (pédale d'effet guitare
par exemple).

Capteur potentiométrique
Il s'agit d'un potentiomètre plat, de forme rectiligne ou
circulaire, dont la position du "curseur" dépend de l'endroit
où est exercée la force mécanique sur une partie
de la zone "sensible". La pression peut être effectuée
à l'aide d'un élement mécanique (bille par
exemple) ou à l'aide d'un doigt (pression nécessaire
environ 1 N).

Particularité non partagée avec les autres
potentiomètres : lorsque qu'aucune pression n'est exercée
sur le composant, le curseur reste "en l'air" et ne présente
aucun contact physique avec l'une ou l'autre "extrêmité".
A cela s'ajoute une usure très faible et un encrassement par
poussière impossible (étanchéité parfaite).
Voir par exemple page Sensofoil
de Megatron.
Potentiomètres à double curseur
Avez-vous
jamais entendu parler de potentiomètre rectiligne simple avec deux
curseurs ? Moi pas, jusqu'en décembre 2009, c'est à dire après plus de
33 ans de bricolage. Christian, un collègue de travail, vient me voir
pour me montrer ce composant fort curieux, récupéré sur un appareil de
mesure de marque HP. C'est la première fois qu'il voyait ça, et moi
aussi. En apparence, un potentiomètre rectiligne normal, avec un
curseur certes fendu en deux, mais fort similaire à celui des
potentiomètres "normaux".
Mais chose rigolote, on peut séparer les curseurs et les déplacer dans
des directions opposées.



Et
bien sûr, quatre pattes et non pas trois, puisqu'en plus des deux
extrêmités du potentiomètre, on doit avoir accès aux deux curseurs
séparés :

Sans aucun doute une fabrication maison - HP - pour un appareil de
mesure bien à eux.
Potentiomètre à résistances commutées
Il ne s'agit pas là à proprement parler de
potentiomètre, mais d'un commutateur multipositions doté
d'une valeur de résistance différente pour chaque
position. Il est en effet établi qu'un pont diviseur à
résistances déteriore moins le signal BF qu'un
potentiomètre classique.

Comme le montre la photo ci-avant (modèle à 24
positions), il est relativement aisé de constituer des
potentiomètres doubles, quadruples ou sextuples avec les
commutateurs. Aisé... mais couteux : à 140 euros le
potentiomètre double et à 360 euro le
potentiomètre sextuple, je vous autorise à
réfléchir un peu... Mais ne dit-on pas que la
qualité à un prix ? Si pour des besoins "modestes" vous avez envie de
réaliser un tel potentiomètre avec un unique rotacteur
électromécanique, voici deux exemples de câblage d'un "potentiomètre
cranté" à 12 positions monté en diviseur de tension.

L'ensemble
de gauche est plutôt prévu pour une application audio. On applique le
signal BF entre les points E1 et E2, et on recueille le signal BF plus
ou moins atténué entre les points C et E2. L'ensemble de droite est
plutôt prévu pour une application de commande en tension. Avec une
tension d'entrée (point E1') de +5 V par exemple, on dispose en sortie
(point C') d'une tension pouvant varier entre environ 0 V et +5 V par
pas de 0,5 V. L'avantage de cette méthode est qu'elle permet de décider
précisement du taux d'atténuation pour chacune des positions mécaniques
du rotacteur.
Potentiomètre numérique
Les potentiomètres numériques ne possèdent aucune
partie mécanique mobile, et se présentent sous la forme
d'un circuit
intégré. Il existe des modèles simples,
doubles ou quadruples, à commande séparée ou
commune, et qui sont différentiables par
:
- le nombre de pas, qui par analogie peut être comparé au
nombre de positions fixes possibles que pourrait avoir un
potentiomètre normal doté d'un bouton à crans (par
exemple 64 ou 256)
- le taux de distorsion (par exemple 0,005% à pleine
modulation)
- l'impédance d'entrée (par exemple 40K) et de sortie
- la plage dynamique (par exemple 120 dB)
- l'atténuation maximale (par exemple 78 dB)
- la diaphonie (par exemple 110 dB)
- la bande passante (par exemple 20 à 50 KHz à -3 dB)
- l'appariement entre "pistes" (par exemple 0,5 dB)
- la possibilité de mémoriser la position du "curseur" en
absence d'énergie
- la possibilité de muter le signal d'entrée (sans passer
par la position min)
- le type de commande : bouton poussoir ou commande série
(2 ou
3 fils)
Avantages et inconvénients
Par rapport aux modèles mécaniques, les
potentiomètres numériques présentent l'avantage
indiscutable de la longévité, de la précision de
la courbe de variation
et de l'appariement entre pistes. Côté performances, il
faut toutefois faire attention aux chiffres annoncés, surtout
côté distorsion : une valeur aussi faible que 0,008% peut
n'être valable que pour le taux d'atténuation minimal
(cela dépend de la conception du potentiomètre). Le fait
de devoir nécessairement piloter certains types de
potentiomètres numériques par des commandes séries
(informatiques) fait de ce composant un élement
particulièrement étanche au débutant en
électronique, sauf si ce dernier connait ou veut s'attaquer
à la programmation de composants programmables. Il est en effet
possible mais plus difficile d'envoyer les ordres de commandes attendus
par un potentiomètre numérique avec des circuits logiques traditionnels
tels que portes et compteurs.
Exemples de
potentiomètres
numériques
- PGA2310 (double)
- X9241 (quadruple 10K)
- TDA1074 (double),
- LM1972
(double log)
- DS1267 (double)
- DS1802 (double log)
- MAX5160 (50K lin)
- MCP41xxx (xxx = 010 pour 10 kO, xxx = 050 pour 50 kO, xxx = 100 pour 100 kO)