Sommaire - Musiques -
MAO - Connectique
- Electronique - Logiciels - Divers
- Contacts - Liens
- Glossaire - Historique
Dernière mise à jour : 11/04/2010
Voir aussi Atténuateur
audio 001
Présentation
"- Comment ajouter un réglage de volume dans ma boucle d'effet ou
sur un ampli qui n'en est pas doté ?
- Bah t'as qu'à mettre un potentiomètre !
- C'est quoi, un potentiomètre ?"
Ajouter un réglage de volume n'est pas très
compliqué en soi, mais quand n'y connait rien du tout en
électronique, quelques explications peuvent être les
bienvenues. En voici quelques-unes, j'espère qu'elles vous
seront utiles. N'hésitez pas à consulter les pages Potentiomètre
et Potentiomètres et gain pour plus d'informations concernant ce composant.
Le schéma - Version Mono
Le schéma
qui suit
représente un réglage de volume monophonique. Le seul composant
à mettre en oeuvre est donc le fameux potentiomètre, cablé en diviseur de
tension résistif.
Auquel il vous faudra ajouter un connecteur (RCA ou jack 6,35 mm par
exemple)
pour l'entrée et un autre pour la sortie
(représentés ici par J1 et J2) si vous souhaitez faire un
petit boitier autonome.

Un potentiomètre possède 3 pattes : deux
extrêmités et un curseur. Dans l'application qui nous
interresse ici, les trois pattes sont mises à contribution car
on utilise le potentiomètre comme diviseur de tension
résistif (je précise résistif car on peut aussi
réaliser des diviseurs de tensions capacitifs... avec des
condensateur, c'est surtout employé en HF). Un
diviseur de tension à résistance n'est ni plus ni moins
qu'un couple de deux résistances connectées entre elles
de telle sorte qu'on ne récupère qu'une partie de la
tension électrique que l'on fournie à ce couple de
résistance. Cela peut servir à réaliser un atténuateur fixe,
par exemple. Si on remplace les deux résistances par un
potentiomètre, on peut faire varier le degré
d'atténuation, c'est comme si on augmentait une
résistance en même temps qu'on diminuait l'autre.
Drôlement pratique pour faire un réglage de volume, non ?
Nous avons donc le signal à atténuer qui arrive par J1
(qui provient par exemple de la sortie d'un synthé) et qui va
sur E2, et le signal atténué plus ou moins selon la
position du curseur C du potentiomètre, qui ressort sur J2 (pour
aller vers l'entrée d'un ampli ou d'un enregistreur par exemple).
Bon, le schéma est posé, reste à voir comment il
s'accorde avec un vrai potentiomètre (celui qu'on a dans les
mains, quoi). Simple. Il vous suffit de regarder la photo et le dessin
ci-dessous, et vous devriez comprendre assez vite. Sur le schéma
précédent, E1 représente la patte Extremité
1, E2 représente la patte Extremité 2, et C
représente la patte Curseur. Voilà, vous êtes
expert !

Notez que la photo montre le potentiomètre avec les appellations
"Extrémité 1" et "Extrémité 2"
positionnées de telle sorte que E1 est raccordée à
la masse. Si vous voulez vous souvenir de la position à adopter,
retenez ceci : mettez le potentiomètre avec l'axe en face de
vous, pattes de connexion dirigées vers le bas (tournez la photo
ci-avant d'un quart de tour vers la droite).

Dans ce cas, la patte
"Extrémité 1" est à gauche, c'est là qu'il
faut relier la masse. Plus vous tournez l'axe vers la gauche, et plus
la résistance entre curseur et masse diminue, et plus le niveau
BF en sortie curseur diminue (imaginez que le signal est de plus en
plus court-circuité avec la masse).
Valeur du
potentiomètre ?
Plusieurs valeurs peuvent convenir. De 10 KOhms à 470 KOhms, selon
les circuits électroniques situés en amont et en aval.
Disons qu'une valeur de 100 KOhms est relativement "passe-partout", mais
n'a rien d'impératif.
Linéaire ou logarithmique
?
Un potentiomètre cablé de la sorte, c'est à dire
pour atténuer plus ou moins une source BF, doit être de
type Logarithmique, pour que la courbe de variation de ce dernier
corresponde le plus possible à la courbe de variation de
sensibilité de l'oreille humaine. Il n'y a pas de risque
électrique à employer un potentiomètre
linéaire, mais le réglage de volume ne serait ni pratique
ni agréable.
Le schéma - Version stéréo
Il suffit de doubler le schéma précédent, et
d'utiliser un potentiomètre double (deux potentiomètres
simples couplés mécaniquement) au lieu d'utiliser un
potentiomètre simple.

Les pointillés sur le schéma
indiquent que les deux potentiomètres RV1 et RV1' sont
mécaniquement couplés, c'est à dire qu'ils sont
montés "l'un sur l'autre" et qu'un seul axe mobile fait bouger
leur curseur de façon simultanée.

D'un point de vue pratique, ça donne la chose suivante :

Si vous préférez pouvoir régler de façon
indépendante les deux voies
Gauche et Droite, rien ne vous interdit d'utiliser deux
potentiomètres
simples totalement distincts au lieu d'un seul potentiomètre double.
Ajout d'un potentiomètre de volume sur une sortie casque
En
temps ordinaire, une sortie casque est faite pour y raccorder un
casque, qui est un composant dont la résistance (en courant continu) et
l'impédance (en courant alternatif) sont faibles. Normal, on travaille
en puissance et non pas en tension. Exploiter une sortie casque comme
une sortie de type ligne est possible, mais la qualité auditive risque
de ne pas être au rendez-vous tout le temps. En fait, cela dépend
beaucoup de la façon dont est fait l'amplificateur BF de la sortie
casque. Sur certains équipements, les sorties ligne audio sont très
bien conçues et sont capables de délivrer un courant suffisement
important pour rendre possible le raccord d'un casque. Vu dans l'autre
sens, une sortie casque peut être vue comme une sortie ligne pleine de
ressources. Quelque soit la topologie de l'amplificateur casque,
il est possible d'y connecter un potentiomètre comme indiqué ci-après
(valeur 470 ohms à 4,7 kO), pour disposer d'une sortie ligne à niveau
variable.

Mais
alors, pas question d'y raccorder un casque à la suite, cela ne
fonctionnera pas bien du tout : niveau max dans le casque avec
potentiomètre à fond, et rien ou presque rien dans le casque sur la
quasi-totalité de la course du curseur du potentiomètre. Pour ajouter
un réglage de niveau pour un casque
sur une sortie casque non pourvue d'un réglage de niveau, il faut
utiliser un potentiomètre câblé en résistance variable et en série
entre sortie casque et écouteurs, comme le montre le schéma qui suit.

Attention,
le potentiomètre ainsi mis en oeuvre doit être capable de dissiper un
peu de puissance (au moins 1 W) car sinon vous pouvez le voir rougir en
position maximale, là où la résistance résiduelle parasite du
potentiomètre n'est pas nulle...
Et avec de la BF symétrique ?
C'est un poil plus compliqué, car les deux signaux
véhiculés par une liaison symétrique (qui sont en
opposition de phase) doivent garder la même amplitude relative.
Il est très difficile de trouver des potentiomètres
doubles ou quadruple possédant des courbes appariées.
Pour un signal mono symétrique, il faut un potentiomètre
double, cela peut encore se trouver, en y mettant le prix. Pour un
signal stéréo symétrique, il faut un
potentiomètre quadruple, et là... Une solution
professionnelle consiste à employer un potentiomètre
simple qui commande à lui seul un circuit électronique de
réglage de volume : un potentiomètre numérique ou
un VCA (Voltage Controlled Amplifier). Ceci dit, vous pouvez toujours
essayer d'implémenter un réglage de volume sur une
liaison symétrique stéréo avec un
potentiomètre quadruple (si vous en trouvez un tant mieux), mais
ne soyez pas surpris si vous observez des dégradations sonores.
Potentiomètres rectilignes ?
Les photos sur cette page montrent des potentiomètres rotatifs, mais
vous pouvez sans problème utiliser des potentiomètres rectilignes
(course 70 mm ou 100 mm) mono ou stéréo.

Tous les potentiomètres rectilignes ne sont pas cablés de
la même
manière : parfois la patte du curseur est située entre
les deux pattes
des extrémités (cas de la première photo
ci-avant), et d'autres fois la patte du curseur est située en
extrémité du potentiomètre. Dans le doute,
vérifier à l'ohmètre.
Remarque :
les boutons ne sont pas toujours vendus avec les
potentiomètres.