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Electronique > Théorie > Circuit intégré

Dernière mise à jour : 02/02/2008

CI  

Présentation

Le circuit intégré (souvent abbrégé CI, à ne pas confondre avec CI de circuit imprimé), est un composant dit actif. Il s'agit d'un composant possédant un certain nombre de patte (deux à plusieures centaines), et qui intègre en son sein un certain nombre de composants tels que transistors, résistances, diodes, etc. Certains circuits intégrés, comme le NE555, ne possède que quelques dizaines de composants, alors que d'autres, comme les micro-processeurs, peuvent en intégrer plusieurs millions (voir paragraphe Intégration).

Circuits intégrés linéaires (analogiques)

Il s'agit de circuits travaillant avec des tensions pouvant prendre différentes amplitudes : régulateurs de tension genre LM7812, amplificateurs opérationnels genre LM741 ou NE5532, amplificateurs BF de type LM386 ou TDA2030...

Circuits intégrés logiques (numériques)

Il s'agit de circuits travaillant en tout ou rien, généralement avec des tensions d'entrée et de sorties égales à ou proche de leur tension d'alimentation. Exemple : circuits de la famille SN74xx ou CD40xx, familles dans lesquelles on trouve des circuits assurant des fonctions très diverses : simples portes logiques (NAND, OR, etc), diviseurs de fréquences, (dé)multiplexeurs, mémoires vives et mémoires mortes, micro-processeurs...
Séries CD4000, HEF4000, MC14000
Circuits intégrés de technologie CMOS. Faible consommation électrique, fonctionnement entre 3 et 15V, assez sensibles à l'electricité statique. Enfin quand on dit faible consommation électrique, c'est surtout en régime statique, c'est à dire quand les sorties ne changent pas d'état, et pour une tension d'alimentation faible (5V). Parce que quand on atteind une vitesse de fonctionnement de quelque 1 MHz à 2 MHz sous une tension d'alim de 15V, la consommation n'est plus minime et on peut faire la comparaison avec des circuits TTL réputés être plus gourmands en énergie...
Série CD74HCTxx
Circuits intégrés de technologie CMOS, plus rapides que les CMOS classiques de la série CD4000.
Série 74xx
Circuits intégrés de technologie TTL (Transistor and Transistor Logic) standard.
Série 74Lxx
Circuits intégrés de technologie TTL basse consommation (L = Low power).
Série 74Sxx
Circuits intégrés de technologie TTL Schottky (S = Schottky).
Série 74Fxx
Circuits intégrés de technologie TTL rapide (F = Fast).
Série 74LSxx
Circuits intégrés de technologie TTL Schottky basse consommation (LS = Low power Schottky). Consommation électrique toujours plus élevée que celle des circuits de la série CMOS, mais aussi plus rapides que ces derniers. Fonctionnement sous 5V (en fait 5V +/-10%, soit 4,5V à 5,5V, valeur maximale absolue de 7V), ils sont peu sensibles à l'electricité statique. La série 74LS est un peu plus rapide que la série SN74xx et consomme un peu moins.
Série 74ASxx
Circuits intégrés de technologie TTL Schottky avancé (AS = Advanced Schottky)
Série 74ALSxx
Circuits intégrés de technologie TTL Schottky avancé, basse consommation (ALS = Advanced Low power Schottky)
Série 74Cxx
Version CMOS de la série SN7400. Ainsi, un 74C192 est équivalent au CD40192.
Séries 74HCxx et 74HCTxx
Ces circuits combinent la faible consommation des circuits CMOS et la rapidité des circuits TTL. Les circuits de la série 74HCT s'alimentent sous 5V comme les TTL classiques, et remplacent aventageusement les circuits de la série SN74xx. Les circuits de la série 74HC s'alimentent quant à eux sous une tension comprise entre 2V et 6V, ce qui leur permet une certaine compatibilité avec des circuits CMOS travaillant en basse tension (sous 3V par exemple).
Séries 74HC4000 et 74HCT4000
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Séries 74ACTxx, 74HCUxx
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Découplage d'alimentation de circuits intégrés logiques

Il est de rigueur de placer un condensateur de découplage d'alimentation (en parallèle sur l'alimentation, entre la borne + et la borne - du circuit intégré) de l'ordre de 10 nF pour un boitier comportant quelques portes logiques basiques (pour un SN7400 par exemple), valeur devant passer à quelques 100 nF pour une vingtaine de portes. Pour des circuits complexes tels que compteurs ou registres à décallage, un condensateur de 100 nF est également requis. Dans tous les cas, le ou les condensateurs de découplage d'alimentation doivent être placés au plus près du circuit logique concerné. Les buffers et les drivers de ligne sont particulièrement exposés aux "grosses" consommations, il convient d'apporter un soin particulier au découplage de leur alimentation. Les réalisations complexes faisant appel à de nombreux circuits numériques, ont tout interêt à disposer d'une régulation d'alimentation locale, car les circuits numériques produisent des pointes de courants qui se traduisent par l'ajout de bruit sur les lignes d'alimentation, qui peuvent se répercuter sur des sections sensibles et les perturber. Une régulation locale présente l'avantage d'isoler le bruit généré par les circuits logiques, l'empêchant de remonter vers l'alimentation principale.

Circuits intégrés spécifiques

Ces circuits ont été développé pour remplir une tache particulière. Ils peuvent travailler dans le domaine de l'analogique et/ou du numérique. Exemple : les enregistreurs de son de type ISD1016, les convertisseur Numérique/Analogique et Analogique/Numérique, les drivers de leds en bargraphe genre U257 ou LM3914 ...

Intégration

L'intégration définie le nombre de composants que le circuit intégré peut contenir. Elle est définie par des initiales (SSI pour Small Scale Integration, VLSI pour Very Large Scale Integration, ULSI pour Ultra Large Scale Integration, etc). Il faut reconnaitre cependant que les circuits intégrés comportent de plus en plus de composants (transistors notement), et que ces termes sont de moins en moins utilisés. Il n'est en effet plus "futuriste" de parler de plusieurs centaines de millions de transistors dans un seul boitier (CPU et GPU en sont de bons exemples).

Précautions à prendre

Un circuit intégré est un composant fragile. Il craint parfois les décharges électrostatique (ESD) et la surchauffe. Il est conseillé de porter un bracelet conducteur relié à la terre, pendant la manipulation de ce genre de composant. Lorsqu'il est soudé, il ne doit pas être chauffé excessivement, sous peine de déterioration ou de destruction. Un conseil : utiliser un support de circuit intégré à chaque fois que cela est possible, pour éviter de souder directement le circuit intégré sur le circuit imprimé, celà réduit le stress thermique et facilite l'échange en cas de panne (dans certains contextes, on ne doit pas utiliser de support, mais pour un usage amateur, mieux vaut ne pas se poser la question et en mettre).

Boitiers

Différents types de boitiers sont proposés par les constructeurs, mais la grande majorité se présente sous la forme d'un rectangle noir en plastique, avec une ou deux rangées de pattes de connection (appelées Broches en français ou Pin en anglais), voire plus pour les circuits à haute intégration. Certains CI ne sont disponibles que dans un type de boitier donné, pour d'autre, vous devrez savoir les reconnaitre pour commander la bonne référence. Souvent, des inscriptions sur le dessus du boitier permettent de connaitre l'origine du composant (nom ou logo du constructeur), ou d'en savoir un peu plus sur le composant (référence du composant lui-même, code de révision ou de variante, année de fabrication codée AASS). Parfois, un suffixe dans la référence indique le type de boitier. Quelques exemples ci-dessous.

lm386-n4Boitier DIL8 (deux rangées de 4 broches) - Exemple avec cet amplificateur BF LM386. Un certain nombre d'inscriptions sont visibles, mais en fait une seule nous interresse vraiment ici : LM386N-4. LM386 indique clairement la référence du circuit. Mais quid de N-4 ?  Et bien N-4 indique qu'il s'agit d'un modèle particulier du LM386, et qu'il peut en exister d'autres (d'autres types de boitier, d'autres valeurs de puissance, etc). Par exemple, le LM386N4 peut délivrer 1W, alors que le LM386N3 peut délivrer 0,3W. Autre exemple : le LM380N8 en boitier DIL8 et le LM380N14 en boitier DIL14 (deux amplis BF pouvant délivrer chacun 2,5W)...

DIL14Boitier DIL14 - Même type de boitier que le boitier DIL ci-avant. Même espace de 2,54 mm entre chaque broche, et même écartement entre les deux rangées de broches. Dans le même "format", il existe des boitiers DIL6, DIL16, DIL18, DIL20, DIL24, etc. Le nombre qui suit le préfixe DIL repérente directement le nombre de broches.

AD825 CMSBoitier CMS (CMS = Composant Monté en Surface) SOIC8 (deux rangées de 4 broches) - Exemple avec cet AOP hautes performances pour l'audio AD825. Ce composant se soude côté cuivre (côté soudure), ses pattes sont petites et ne traversent pas le circuit imprimé, contrairement au LM386 en boitier DIL8 présenté ci-avant.

TDA7293Boitier Multiwatt15 (8 + 7 broches) - Exemple avec cet ampli BF MosFet 100W TDA7293. Ce type de boitier est destiné à être placé sur un radiateur, le trou visible sur la semelle permet sa fixation. Il s'agit en effet d'un amplificateur BF de puissance, qui chauffe beaucoup quand on l'utilise à pleine capacité. Ne pas adjoindre de radiateur à ce circuit provoquerait des disfonctionnements répétés et un vieillissement prématuré (pas une destruction directe car cet ampli est doté de protections efficaces).


68HC705Boitier PLCC44 (quatre rangées de 11 broches) - Exemple, ce microcontrôleur MC68HC705C8ACFN. Ce type de circuit se place sur un support spécifique PLCC (voir Supports composants) et necessite une pince spéciale pour l'en extraire.


SIL9Boitier SIL9 (une seule rangée de 9 broches) - Exemple : le BA6418N, un circuit dédié à la commande de moteur bi-directionnel. Le nombre qui suit le préfixe SIL repérente directement le nombre de broches.



Lien entre schéma et boitier

Le lien entre schéma électronique et boitier est très simple : il s'effectue grace aux numéros des broches du circuit. L'exemple ci-dessous montre la représentation schématique de deux amplificateurs opérationnel (AOP). Chaque connexion du circuit schématique utilisé (mais aussi parfois celles qui ne sont pas utilisées et le plus souvent notées NC) est représentée par un numéro unique, qui correspond à chaque fois à une patte du composant physique. Deux pattes d'un même circuit ne peuvent donc pas porter le même numéro. Dans les deux dessins suivants, la relation est évidente, car le dessin du boitier comporte le numéro des pattes et l'emplacement des AOP. Cela n'est malheureusement pas toujours le cas, et il faut alors savoir comment reconnaitre les numéro des pattes. Et bien c'est très simple : sur tous les circuits intégrés, il y a un détrompeur, prenant la forme d'une encoche ou d'un point dessiné. Ce détrompeur permet simplement de localiser la patte N°1, sachant qu'ensuite il suffit de "tourner" autour du circuit en incrémentant d'un point chaque patte. Pour ce faire, placez donc votre circuit intégré sur une table, pattes posées sur la table (chien debout) et non tournées vers vous (chien qui attend qu'on lui carresse le ventre). Localisez le détrompeur, et placez-le en haut. La première patte en haut à gauche est la patte N°1. La patte tout de suite en dessous (toujours à gauche) est la patte N°2. Une fois arrivé tout en bas à gauche, vous continuez en bas à droite et vous remontez jusqu'en haut à droite. Avec le dessin du circuit à 8 pattes représenté ci-dessous, vous devriez comprendre rapidement...

AOP double - Schema  AOP double - Boitier

On trouve parfois des schéma électroniques sur lesquels le numéro des pattes des circuits intégrés n'est pas représenté. Dans ce cas, vous devrez effectuer une recherche de documentation sur les circuits afin d'en connaitre les brochages. Avec un peu d'expérience, vous pourrez reconnaitre des circuits non nommés, simplement en regardant comment ils sont raccordés. Et avec un peu plus d'expérience, vous retiendrez par coeur les numéros de pattes des circuits les plus fréquement utilisés.

Détrompeur et boitiers ronds...
Attention, pour les circuits intégrés ronds, le détrompeur est généralement situé en face de la dernière patte du composant (patte N°8 pour un CA3080 par exemple). La lecture des numéros de pattes s'effectue alors en regardant le boitier par le dessus et en plaçant le détrompeur en haut, comme pour les circuits rectangulaires finalement. La première patte à gauche du détrompeur est la patte N°1, puis en comptant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, on tourne jusqu'à la dernière patte située vers le détrompeur.