Dernière mise à jour :
10/05/2016
Présentation
LED,
Watts, Lumens, Lux,
Candela, Footcandles, Température de couleur, Longueur d'onde,
Distribution Lambertian, Vision scotopique et photopic... Vous vous y
retrouvez, vous ?
Quelles correspondances entre ces unités ? Difficile parfois de
faire des comparaisons avec les données fournies par les
constructeurs de LED de puissance. A croire que certains n'ont
pas
tant interêt que ça à ce que l'on puisse comparer
les LED de puissance avec d'autres sources d'énergie
lumineuse... Ce qui dit en passant, n'empêche pas mes enfants de
jouer avec mes lampes à LED avant de s'endormir, sans se poser
ce genre de questions.
Le 22/02/2007, je lisais un article dans une revue
spécialiée électronique qui parlait de la
commercialisation d'une nouvelle LED de puissance qui, je
cite,
"consomme un courant de 1000 mA et produit autant d'énergie
lumineuse que deux LED consommant chacune 350 mA". J'ai dû
relire l'article deux fois, car je ne comprennais pas sur quelle
caractéristique de la LED l'auteur de l'article voulait mettre
l'accent. Aucune indication sur la dissipation de puissance, ni sur la
puissance lumineuse elle-même. Surprenant tout de même.
Mais nous en sommes là. Moi-même ayant grand peine
à m'y retrouver dans les différentes unités
relatives à la lumière, j'ai décidé de
faire quelques recherches, et de compiler ce que je pouvais trouver sur
le sujet. Pas seulement compiler les infos, mais les formuler pour que
je les comprenne. Et là, c'est une autre histoire ;-).
Glossaire, pour rappel
LED = Light Emitting Diode, diode électro-luminescente
DEL = Diode Electro-Luminescente
HB-LED ou HBLED = High Brightness LED, LED haute luminosité
HP-LED ou HPLED = High Power LED, LED haute puissance
Différentes unités
Vous qui vous interressez aux LED de puissance, avez sans
doute
constaté que l'unité utilisée pour ce type de composant était souvent
le Watt ou le Lumen, alors que nous étions
plutôt
habitués au millicandela (mcd) pour les LED ordinaires, voire
candelas (cd) pour les LED haute luminosité. Dans quelles
mesures pouvons-nous comparer les 5 W d'une LED avec les 5 W
d'une
ampoule à incandescence ou les 5 W d'un tube fluorescent ? Avant
de pouvoir faire des comparaisons, une explication sommaire des
unités s'impose. Ensuite, nous pourrons établir un petit
tableau comparatif.
Lumière
La
lumière est constituée de petits corps (particules)
porteurs d'énergie, appelés photons. La lumière
est également décrite comme étant une onde
électromagnétique. Onde électromagnétique,
tout comme les ondes utilisées pour la diffusion des programmes
de radio ou de télé, sauf que les ondes "lumineuses"
vibrent à une fréquence bien plus élevée.
Chaque photon peut vibrer à une fréquence bien
définie, et à une fréquence donnée
correspond une certaine longueur d'onde. Pour passer d'une unité
à l'autre (fréquence <-> longueur d'onde), il faut
passer par une division ou par une multiplication avec un nombre
représentant la vitesse de la lumière, qui est d'environ
300000 Km/s (299792,458 Km/s pour être plus précis). En
fonction de la fréquence, et donc aussi en fonction de la
longueur d'onde, le photon apparait rouge, vert, bleu ou d'une autre
couleur. L'oeil présente une sensibilité à la
lumière qui n'est pas la même en fonction des couleurs, avec un pic de sensibilité pour la couleur verte (environ 555 nm) :
on
perçoit plus facilement le vert que le rouge, pour une
même énergie lumineuse transmise (pour être plus précis, cela est vrai
le jour. La nuit, le pic de sensibilité se déplace vers le bleu). La
plage de longueur
d'onde pour la lumière visible s'étend de quelque 380 nm
à 780 nm (nm = nanomètre). A comparer au spectre
électromagnétique du soleil, qui s'étend de 200 nm
à 3000 nm, et au spectre électromagnétique
utilisé pour la radio et la télé, de 1 mm
(millimètre) à plusieurs mètres.
Watts par mètre carré (W/m2)
Unité de mesure utilisée pour spécifier la
quantité de lumière reçue (l'éclairement)
à un instant donné, sur une surface de 1 m
2.
Pour se faire une idée de l'unité, disons que le soleil
au zénith présente un rayonnement global de l'ordre de 1
KW/m
2 si le ciel est
totalement
dégagé. Avec quelques nuages, la puissance lumineuse
reçue descend à 100 - 500 W/m
2.
Et si le ciel est totalement couvert, nous n'avons plus que 50 W/m
2.
L'unité W/m
2
correspond à une
valeur instantanée, l'unité Wh/m
2.jour
est plus utilisée quand on a besoin de connaitre une valeur
d'éclairement globale sur une période donnée
(donnée plus parlante quand on cherche à connaitre le
type de panneau solaire à installer dans une région
donnée, par exemple).
Candela (cd),
milli-candela
(mcd) et luminance (cd/m2)
Le Candela est une unité de mesure
utilisée pour représenter une quantité
d'éclairage, autrement dit une intensité lumineuse. On
peut lire ici où là que le candela est
l’équivalent de l'intensité de lumière
émise par une chandelle. Ceci est vrai, mais on peut avec raison
se dire que cette seule affirmation n'est pas assez précise :
quelle type de chandelle, quelle longueur de mèche, quelle type
de cire ? Car vous l'avez peut-être constaté
vous-même : deux chandelles de taille différentes
n'éclairent pas de la même façon. La mesure en
Candéla prend en compte la direction de la lumière
émise : 1 Cd = 1 Lumen par stéradian. Le Candela est
l'intensité lumineuse, dans une direction donnée, d'une
source de couleur verte (longueur d'onde 555 nm) dont
l'intensité énergétique dans ladite direction est
de 1/683 W (1,46 mW) par stéradian. La luminance est la partie de la
lumière qui parvient à l'oeil humain, elle est exprimée en cd/m2. Elle
peut être directe (primaire, causée par la source lumineuse elle-même)
ou indirecte (secondaire, causée par la réflexion sur une surface telle
qu'un bureau ou un mur). Attention, il ne faut pas confondre la
luminance qui est une valeur physiquement mesurable (chiffrée en
cd/m2), et la
luminosité qui est une valeur subjective (notion de sombre ou
clair). La relation entre luminance et luminosité n'est pas linéaire
mais logarithmique : la sensation visuelle de la puissance lumineuse
reçue (luminosité) n'est pas proportionnelle à la puissance reçue
(luminance). Il ne faut pas non plus confondre le terme
luminance employé pour la mesure de l'intensité lumineuse, avec le
terme luminance employé en vidéo et qui exprime la quantité de lumière
d'une image en noir et blanc (et à laquelle s'ajoute la chrominance
pour les informations de couleurs). Quelques exemples de niveaux de
luminance :
| Lampe fluorescente
65 W |
10000 cd/m2 |
| Papier blanc sur
une table (éclairage 300 Lux) |
70 à 80 cd/m2 |
| Zone noire d'un
écran d'ordinateur |
5 à 20 cd/m2 |
Lumen (Lm)
Il s'agit la
aussi d'une unité de mesure, qui quantifie le flux lumineux
émis par une source. A quel endroit la mesure de
luminosité est-elle réalisée ? Sur quelle surface
? Une petite recherche et hop, nous avons la réponse : une
source de 1 candela produit environ 12,57 lumens dans toutes les
directions (diffusion sphèrique). Ce qui nous donne pour 1
lumen, la valeur de 0,0795 candela (candela aussi appelé
Spherical CandlePower). Le lumen est également défini
comme 1/683 W (1,46 mW) de puissance optique à 555 nm (couleur
verte). Le flux d'une source lumineuse artificielle (en Lumen donc) est
fournie par son fabricant. Sur l'emballage d'une ampoule Halogène
format "ampoule classique", on peut lire par exemple "42 W consommés /
630 lm" (il est même amusant de constater qu'on trouve parfois une
indication du genre "consomme 42 W, éclaire 55 W").
Lux (Lx)
Cette
unité de mesure est plutôt utilisée pour les
sources de lumière artificielles, et est directement en rapport
avec la perception physiologique que l'on a de la lumière. Elle
permet de quantifier la quantité de lumière
visible (longueur
d'onde comprise
entre 380 nm à 780 nm et pas en deça) reçue sur
une surface donnée. 1 Lux = 1 Lumen sur une surface de 1
m². Sans doute avez-vous déjà vue cette unité
dans des publicités pour des
panneaux solaire, pour lesquels la puissance fournie dépend de
la
quantité de lumière perçue. Cette unité
peut en effet aussi être utilisée pour déterminer
la valeur du rayonnement solaire global. La mesure d'un
éclairement en Lux est réalisée par un
Luxmètre, dont l'élement de détection est une
photodiode dont la sensibilité spectrale est la même que
celle de l'oeil humain "moyen". La plupart du temps, la mesure de
l'éclairement se fait sur une surface plane.
Footcandle (Fc)
Footcandle =
Pied Bougie. Le Pied Bougie est l’unité de mesure du niveau
d’illumination sur une surface donné.
1 Fc = 1 lumen 1 pied²
1 Fc = 10,76 Lux (1 Lux = 0,0929 Fc)
A noter le rapport avec le Lumen per square foot (lm/ft
2, Lumen par pied carré)
:
1 lm/ft
2 = 10,76 Lux
Candlepower (Cp)
Le
candlepower est l’unité de mesure de la quantité de
lumière émise par une source mais dans une seule
direction.
Cp = Lux x Distance au carré.
Température de couleur
(°K, Kelvin)
On utilise le Kelvin
comme
unité de mesure pour évaluer la couleur d’une source. En
chauffant un corps noir, celui ci change de couleur avec l’augmentation
de la température. C’est la couleur du corps noir à une
température donné qui détermine la
référence de celle-ci. Une température de couleur
inférieure à 5500 K correspond à un rendu
plutôt jaune, rose ou rouge (éclairage d'intérieur par exemple), alors
qu'une température de
couleur de plus de 5500 °K correspond plutôt à un ton
bleuté (éclairage soleil par exemple). Dans le domaine des LEDs
blanches, les fabricants précisent parfois la température de couleur.
Par exemple Star Led avec ses LEDs "blanc chaud" 3000 °K ou "blanc
lumière du jour" 7000 °K.
| Teintes chaudes |
< 3300 K |
| Teintes intérmédiaires |
de 3300 K à 5000 K |
| Teintes froides |
> 5000 K |
Indice de rendu de
couleur IRC ou CRI
Pourcentage (valeur comprise entre 1 et 100) du rendu de couleur en comparaison à une source de
référence de température similaire. Une valeur IRC
de 100 % défini un rendu parfait des couleurs.
Le
rendu des couleurs dépend en grande partie de la
température
de couleur de la source lumineuse, et c'est pourquoi ces deux
informations doivent être données en même temps. La température de
couleur n'est
pas la même si on fait varier le courant qui circule dans la source
lumineuse. Ainsi un projecteur "classique" à lampe à filament passant
par un
gradateur
(dimer en anglais) ne diffuse pas la même température de couleur si on
l'alimente à 25% de sa puissance totale. Par contre, un projecteur à
LED dont on fait varier la puissance lumineuse apparente avec un signal
de type
PWM
présentera toujours la même température de couleur quelque soit le taux
de gradation.
Les LED blanche actuelles (2011) présentent généralement un IRC compris
entre 80 et 85 (sources fabricants).
Coefficient d’utilisation
CU
Le coefficient d’utilisation représente dans une pièce le
rapport de lumens reçu sur une surface donnée par rapport
aux lumens émis par la ou les sources.
Confort visuel et éclairement optimal
Il est assez difficile de définir de façon "parfaite" des niveaux
d'éclairement qui conviennent à tous, car la sensation de bien-être
dépend des individus, de leur âge et de leur état de fatigue. Sans
parler de la tâche à accomplir, qui peut nécessiter un faible
éclairement ou au contraire un fort éclairement (par exemple pour bien
mettre en évidence des pièces dangeureuses ou de petite taille).
L'association française de
l'éclairage (AFE) propose le tableau "d'éclairement moyen à maintenir"
qui suit (il s'agit de valeurs recommandées, aucune loi n'impose leur
respect).
| Lieux |
Eclairement |
| Voie de circulation
intérieure (couloir, escalier) |
125 lux |
Hall d'accueil /
salle d'attente
|
250 lux |
Salle de classe
|
325 lux |
Bureaux et
bibliothèques
|
425 lux |
Mécanique générale
(éléments de taille moyenne)
|
425 lux |
Salle de dessin
(manuel, pas sur ordinateur)
|
850 lux |
Mécanique délicate
(élements de petites dimensions)
|
1250 lux |
Il fut une époque où la tendance était de maintenir un niveau
d'éclairement uniforme dans certains lieux de travail. Cette tendance
n'est plus à la mode, elle semble plus "agacer" les usagers que les
satisfaire. Les lampes d'appoint seraient-elles un signe ?
Rendement des luminaires
Les luminaires permettent de répartir les flux lumineux pour répondre
aux besoins précis d'un lieux. L'utilisateur ne doit pas voir le
rayonnement direct de la source lumineuse (fatiguant pour la vue si on
regarde dans la mauvaise direction), et pour cette raison un cache plus
ou moins diffusant lui est associé. Ce cache atténue fortement le flux
lumineux, souvent dans un rapport de 25% à 60%. C'est un point qu'il ne
faut pas négliger car il conditionne fortement la consommation
électrique requise au final (rendement énergétique). La tentation est
souvent grande, chez soi, d'opter pour un luminaire "doux", mais qui ne
laisse plus passer grand chose - à moins de remplacer l'ampoule de 40
ou 60 W par une de 100 W. Vous avez dit économie d'énergie ?
Manque de lumière naturelle
Notre corps a besoin de la lumière du jour, nous le savons très bien.
Il n'y a qu'à voir dans quel état on se trouve quand arrive l'hiver ou
quand on travaille dans un local sans ouverture vers l'exterieur. Ce
manque de lumière nous fatigue et nous stresse, c'est un élément qui va
contre l'équilibre psychophysiologique (dépression saisonnière entre
autres). Un tel manque de lumière naturelle peut être partiellement
compensé par l'exposition de notre visage sous un éclairage
artificel de forte intensité (il faudrait au moins 2000 lux au niveau
des yeux) pendant une demi-heure - pendant le petit déjeuner
par exemple (comment ça, il ne vous prend pas si longtemps ?). Vous
pouvez appeler ça la luminothérapie si ça vous chante, bien que ce
terme soit à priori plus approprié pour les séances ponctuelles (2000 à
5000 lux pendant une demi-heure par jour, sur une durée de trois ou
quatre semaines par exemple). Un point sur lequel s'accordent ceux qui
ont testé ce genre de pratique : c'est bien plus efficace qu'un
anti-dépresseur chimique !
Remarque : je ne parle pas des fournisseurs de bien-être ou autres
ralentisseurs de vieillesse qui utilisent des ondes 633 nm qui
correspond forcément à une onde "pure et visible". Pensez donc, des
"photons à LED"...
Tableaux de comparaisons
Voici deux tableaux de comparaison, un
pour les taux d'éclairement et l'autre pour les
intensités lumineuses. Pour le premier, pas trop de
difficulté à l'établir, la doc ne manque pas. Pour
le second tableau, j'ai du consulter pas mal de documents constructeur
et faire du tri.
Eclairement
Lux
|
W/m2
|
Commentaire
|
0,25 à 0,5 Lux
|
-
|
Nuit de pleine lune
(valeur au sol)
|
10 Lux
|
-
|
Pénombre, ou
éclairage bougie
|
20 à 80 Lux
|
-
|
Ville éclairée
|
100 Lux
|
-
|
Luminosité minimale
pour
lire un texte
|
100 à 300 Lux
|
-
|
Eclairage
domestique (habitation)
|
| 300 à 500 Lux |
-
|
Lieux publics,
extérieur en hiver
|
| 400 à 600 Lux |
- |
Bureau de travail |
1000 Lux
|
-
|
Local très
bien
éclairé
|
5000 Lux
|
50 W/m2 |
Extérieur par temps
couvert
|
10000 Lux
|
100 W/m2 |
Extérieur par temps
moyen
|
20000 Lux
|
-
|
Eclairage
artificiel intense
(à proximité directe d'une lampe halogène 50W)
|
50000 à
100000 Lux
|
1000 W/m2
|
Extérieur par temps
ensoleillé
|
Remarque :
la correspondance
entre Lux et W/m
2 ne
peut pas être
déterminée sans connaissance du spectre de la source
lumineuse. Un flux lumineux de 1000 W/m
2
composé uniquement d'infrarouge lointain n'est pas dans la zone
visible 380 nm à 780 nm, et par conséquent correspond
à un flux de 0 Lux. Si le flux lumineux de 1000 W/m
2
provient du soleil (lumière visible), cela donne environ 100000
Lux.
Intensité lumineuse
Pour la lampe à incandescence, l'intensité lumineuse
indiquée (en Lumen) se rapporte à la quantité de
lumière globale émise dans la sphère qui entoure
le filament. Pour les LED haute luminosité, l'intensité
lumineuse indiquée correspond à la lumière
reçue sur une zone donnée, à une certaine distance
de la puce qui émet la lumière, au bout du cône de
diffusion. Pour une même puissance rayonnée par la puce
d'une LED (même consommation), il suffit de réduire le
cône de diffusion (passer d'un angle de 70° à un angle
de 10° par exemple) pour augmenter la valeur de l'intensité
lumineuse. Ces façons de mesurer peuvent semer le trouble dans
les esprits et n'aident certes pas à faire des comparaisons.
Ainsi, certaines façons de mesurer peuvent conduire à
afficher une efficacité lumineuse de 25 lm/W pour une LED qui
au
final ne donnera pas une impression d'éclairage
supérieure à une ampoule à incandescence affichant
une efficacité lumineuse de 12 ml/W. Méfiance donc quant
aux chiffres sans indication de la méthode de mesure. Vous
voulez vous faire une idée pratique de ce qui vient d'être
dit ? Allumez une LED HL de 1 W dans votre salon, et
placez-vous
à une distance de quelques metres de la source. Vous aurez une
impression de grande puissance lumineuse (et même un fort
éblouissement), alors que le reste de la pièce est dans
la pénombre. Faite de même avec une lampe à
incandescence de 40 W : l'impression de puissance lumineuse (dans
l'oeil) est moindre, mais la pièce est mieux
éclairée. On peut se demander si établir un
tableau comparatif est vraiment utile, n'est-ce pas ?
-
|
Source
lumineuse
|
Intensité
lumineuse (Lumens)
|
Efficacité
lumineuse (Lumens / Watt)
|
-
|
Bougie
|
12 lm
|
-
|
|
Ampoule incandescence halogène 42 W |
600 lm à 650 lm |
- |
-
|
Ampoule
incandescence 60 W
"normale"
|
600 lm à 750 lm
|
10 lm/W à 12,5 lm/W
|
-
|
Ampoule
incandescence 60 W
"qualité"
|
1000 lm |
15 lm/W à 20 lm/W |
-
|
Ampoule
incandescence 100 W |
1370 lm
|
13,3 lm/W
|
-
|
Lampe halogène 25 W
(42 W)
|
500 lm (630 lm)
|
20 lm/W
|
-
|
Lampe halogène 63 W
|
1260 lm
|
20 lm/W |
-
|
Lampe halogène 125 W
|
2500 lm
|
20 lm/W |
-
|
Tube fluorescent 8 W
|
520 lm
|
65 lm/W
|
-
|
Tube fluorescent 18
/ 21 W (60
cm)
|
1340 lm
|
65 lm/W |
-
|
Tube fluorescent 36
/ 37 W (120
cm)
|
2400 lm
|
65 lm/W |
-
|
Lampes à vapeur de
mercure haute pression
|
-
|
60 lm/W
|
-
|
Lampes à vapeur de
sodium
basse pression |
-
|
160 lm/W
|
-
|
Lampes à vapeur de
sodium
haute pression |
-
|
120 lm/W
|
|
LED XLamp
XR-E (Cree)
et LED XRE-Q4
|
25 lm sous 330 mA /
1,5 V
80 lm sous 350 mA
175 lm sous 1000 mA
220 lm (XRE-Q4)
|
50 lm/W (à 330 mA)
70 lm/W (à 350 mA)
48 lm/W (à 1000 mA)
-
|
 |
LED Luxeon
K2 (Lumiled /
Philips)
|
140 lm sous 1500 mA
|
xx lm/W (à 1500 mA)
|
-
|
LED Luxeon
Starlight 0,5 W |
-
|
24 lm/W
|
-
|
LED Luxeon
Starlight 1 W
|
-
|
30 à 40 lm/W
|
-
|
LED Luxeon
3 W
|
-
|
25 lm/W
|
| - |
LED Luxeon
Rebel et
Rebel 90 (2010) |
135 lm
185 lm sous 400 mA / 3,6 V |
-
- |
-
|
LED xxx
(Lumiled /
Philips)
1,2 W / 8,3 W
|
136 lm sous 350 mA
502 lm sous 2000 mA
|
115 lm/W (sous 350
mA, 1,2W)
61 lm/W (sous 2000 mA, 8,3W)
|
-
|
LED Jupiter
|
50 lm à 100 lm |
-
|

|
LED Golden
Dragon
(Osram)
|
50 lm à 100 lm |
-
|
-
|
LED ASMT
1W (Avago)
|
45 lm sous 350 mA /
3,6 V
|
-
|
-
|
LED CMDA
(CML) 1W,
2,5W ou 5W
|
100 lm sous 350 mA
|
-
|
-
|
LED Ostar
Lighting
(Osram)
|
200 à 400 lm
|
-
|
-
|
LED SPNovaLed
(Dominant)
|
55 lm
|
-
|
-
|
LED NanoXED
(Lexedis)
|
30 lm
|
-
|
-
|
LED LedCup
1 W
(Optek)
|
-
|
-
|
-
|
LED Orion
1,24 W
(Citizen)
|
57 lm sous 350 mA /
3,55 V
85 lm sous 700 mA / 3,55 V
|
68,4 lm/W (sous 350
mA)
45,9 lm/W (sous 700 mA)
|
-
|
LED
NSPWR70
(Nichia)
|
9.4 lm
sous 20 mA |
150 lm/W
|
| - |
LED STAR LED 3000 °K 3 W |
100 lm sous 700 mA / 3,5 V |
33 lm/W |
| - |
LED STAR LED 7000 °K 5 W |
220 lm sous 1300 mA / 3,6 V |
44 lm/W |
| - |
LED Xeon 1 W |
50 lm sous 350 mA |
50 lm/W |
| - |
LED Xeon 3 W |
130 lm sous 700 mA |
43 lm/W |
 |
LED H50WA
CWS 50 W |
3700 lm sous 1,7 A
/ 27 V |
- |
| - |
LED Luxeon
Rebel Cool white |
100 lm sous 350 mA
235 lm sous 700 mA |
- |
| - |
LED Luxeon Rebel
LXML-PWC1-0100 |
310 lm sous 1000 mA |
- |
| - |
LED de
puissance
en 2007 |
50 lm à 100 lm
(dispo en 2007)
600 lm prévus pour 2010
1500 lm prévus pour 2020 |
35 lm/W à 60 lm/W
150 lm/W prévus pour 2010 |
| - |
LED de
puissance en 2010 |
3700 lm (dispo en
2010) |
- |
| - |
LED de
puissance
en 2011 |
- |
- |
| - |
LED de
puissance
en 2012 |
- |
- |
| - | LED de puissance en 2016 | 120000 lm (dispo en 2016) | 110/130 lm/W |
Remarques :
- Il est intéressant de constater que la luminosité
des LED annoncée
de façon prévisionnelle en 2007 devait atteindre 600 lumens pour 2010
et
1500 lumens pour 2020. En 2010, on trouve des LED développant plus de
3700 lumens ! Il semblerait que les fabricants aient quelques années
d'avance... Un marché motivant, peut-être ?
- On
trouve de plus en plus de panneaux d'éclairage à LED qui combinent
plusieures "puces". A ce jour (05/2016) on trouve des panneaux LED de
1000 W avec flux lumineux de 120 lm/W. Terrain de sport chez soi ?
- Chez certains
constructeurs (comme Lumiled), l'intensité lumineuse de
certaines LED est spécifiée en Lumens, et pour
d'autres LED elle est spécifiée en Watts. C'est une habitude
également prise pour les revendeurs, dont la plupart semble ne
pas souhaiter voir apparaître de correspondance évidente
entre les diverses unités (ou alors ils sont aussi perdus que moi dans
les chiffres).
En Californie, une table de correspondance a été
établie pour le remplacement des lampes à incandescence
ou tubes fluorescent de petite puissance (norme
d'efficacité lumineuse établie en 2005) :
Puissance
lampe incandescence ou tube fluorescent
|
Efficacité
lumineuse LED en Lumens / Watt
|
< 15W
|
40 lm/W minimum
|
15W à 40W
|
50 lm/W minimum |
> 40W
|
60 lm/W minimum |
Coûts estimés
2007 - Le coût de mise en oeuvre d'un éclairage à base de
led est encore plus élevé que le coût de mise en
oeuvre d'un éclairage standard ou même très haute
performance. Les leds de puissance, contrairement aux lampes à
incandescence, ne dissipent pas la chaleur sous forme de rayonnements
infrarouges, et il est plus difficile d'évacuer les calories.
L'utilisation d'un système de refroidissement (passif avec
radiateur par exemple) ajoute au coût de la led seule. Et
à cela s'ajoute le coût du système de commande : le
maintien du courant circulant dans la led à une valeur
parfaitement définie est en effet nécessaire pour
garantir une bonne fiabilité du composant. Actuellement, le
coût de revient d'un système d'éclairage à
base de leds est estimé à environ 10 cents d'euro par
Lumen. Pour un éclairage traditionnel, le coût
estimé est de 1 cent d'euro par Lumen, soit dix fois moins (sur
le site de Lumiled / Philips, sont affichés des graphes montrant
à combien de lumens on a droit pour 1 dollar). Si l'on regarde
les prix sur ces dernières années, on constate que le
prix des leds blanches haute luminosité a chuté de 20%
par an. A mon avis, nous n'avons plus beaucoup de temps à
attendre pour voir la bascule réellement s'opérer... Il
suffit de regarder autour de soi : lampes frontales, lampes torches,
flashes d'appareils photo, phares de véhicule (phares avants,
c'est pour cette année)... ce n'est qu'un début, c'est
évident.
Economies d'énergie
Aujourd’hui plus de 30 milliards de lampes fonctionnent sur terre et
chaque année l’industrie des sources d’éclairage produit
10 milliards de lampes. L’éclairage consomme plus de 15% de la
production mondiale d’électricité et émet plus de
2000 millions de tonnes métriques de gaz à effet de serre
dans l’atmosphère.
Dans un futur peut-être proche, le remplacement des solutions
traditionnelles d'éclairage en place actuellement aux Etats-Unis
par des LED capables de produire 150 lm/w permettraient à ce
pays de réaliser une économie de 40 millions de gigawatts
par an sur les 60 dépensés pour ces applications
aujourd’hui, soit 20% de leur production annuelle de charbon.
Source : Conférence «
Solid State Lighting Day », Eindhoven, novembre 2004.
2010 - Petit message de Alain
En voyant la date de l'écriture de la page consacrée
à l'éclairage (2007) et la conclusion (en substance: la
LED en tant qu'éclairage c'est pour bientôt) j'ai
été épaté de la justesse de cette
prédiction (heu! tant qu'on y est, quel est votre
prédiction pour décembre 2012? svp).
Félicitations, donc. J'avais déjà fait pas mal de
recherches et je suis en contact, professionnellement, avec des
fabricants ou importateurs de LED. Hé ben on y est; vraiment!
Les LED qui sortent maintenant ont une efficacité de 90 à
130 lm par watt (suivant la T° de couleur) et sont disponibles dans
des puissance importantes: 10 W pour un chip de la taille d'un gros
timbre postal... le tout pour environ 15 €HT (hors alim et hors
dissipateur bien entendu). D'autres solutions d'éclairage
applicables existent également comme par exemple la bande
flexible autocollante de LED (IP55 pour ceux qui veulent la mettre
dehors) pour 89 €HT les 3m et 14.4 W/m... Bon, je ne vais pas faire une
liste exhaustive de ce qui se fait maintenant, mais je ne
résiste pas au plaisir de la dernière:
"la_LED_qui_s'alimente_directement_en_230VAC" de chez "Séoul
Semiconductor". Pas de doute, l'eclairage à LED est une
réalité. Il faut juste un peu de temps afin qu'elles
soient intégrées dans des luminaires, alors leur prix
chutera et le monde deviendra lumineux... avant le retour aux
ténèbres en décembre 2012, évidement.
La LED puissante dont je parle, s'alimente avec une tension typique de
18.6 V et un courant nominal de 720 mA. Elle existe en 2 versions:
- blanc chaud 3000K, 900 lm, et un rendu de couleur de 85
- blanc froid 5000K, 1335 lm et un rendu de couleurs de 65 (mauvais,
donc)
Les 2 types de led "ouvrent" à 120°. J'ai eu le temps de tester le
modéle blanc chaud (le blanc froid ne m'intéresse pas
à cause de son mauvais Ra). J'ai vraiment été
impressionné!!! "A l'oeil" elle equivaut à une ampoule 50
W basse tension (ampoule de phare de voiture sans reflecteur). Une
mesure au luxmetre dans l'axe de la LED à 1 m donne 306 lux
(pour 720 mA). La LED ne comporte pas d'optique !! La zone
d'éclairage forme une hémisphère. Même
à 180° de la source, la quantité de lumière
émise est encore utilisable : environ 55 lux à 1 m. On
peut donc imaginer ce que cela pourra donner avec une optique. J'ai
reçu l'offre de prix, 16.40 €HT / pièce pour 200
pièces (sans alimentation et sans dissipateur
évidemment). D'ors et déjà elle
représentent une alternative économique viable, et
techniquement intéressante aux halogènes ET SURTOUT aux
lampes à économie d'énergie qui sont, à mon
humble avis, une pompe à fric qui n'apporte rien aux
économies d'énergie (si on tient compte de la
fabrication) ni à l'écologie. Ah oui ! je n'ai pas
parlé de ses dimensions: 17.5 x 23 mm et 1.4 mm
d'épaisseur.