Electronique > RéalisationsPreamplificateurs > Préampli micro 020

Dernière mise à jour : 14/02/2009

Présentation

Ce préampli, prévu pour être utilisé avec un microphone dynamique d'impédance 200 ohms, est composé de trois parties distinctes :
- une section préamplification "classique";
- une section redressement / compression de modulation;
- une section crête-mètre rudimentaire.
Il est possible de ne le construire qu'en partie, si vous ne souhaitez pas utiliser la partie compression ou indication visuelle des crêtes de modulation. Tous les composants utilisés sont classiques, faciles à trouver et pas chers. Il ne faut certes pas espérer des performances extraordinaires de ce préampli quand le compresseur de modulation est en service, car la distorsion peut être assez importante, quoique pas si audible que ça avec de la voix humaine. Le compresseur est relativement efficace et de fortes variations d'entrée se résument à de très faibles variations en sortie, ce qui permet un contrôle aisé là où l'amplitude ne doit pas dépasser une valeur donnée (par exemple avec un poste émetteur / récepteur CB ou radio-amateur, pour garantir un taux de modulation maximal sans suppression de la porteuse en AM, ou une excursion maximale de fréquence en FM).

Le schéma

Le schéma suivant montre le circuit dans sa totalité. La partie supérieure constitue le préampli à proprement parler, c'est cette section qu'il faut conserver si le reste (situé sous le trait horizontal pointillé) ne vous interresse pas.

preampli_micro_020

Le préamplificateur micro
(moitié supérieure)
Il est constitué de deux parties distinctes : un étage d'entrée à transistor qui apporte une amplification modeste, et un étage à AOP qui complète l'amplification par un gain un peu plus consistant. Le premier étage est doté d'un interrupteur (SW1) qui court-circuite ou libère (met en circuit) la résistance R2 de 2K2. Quand l'interrupteur SW1 est fermé, le gain est d'environ 16 fois (un peu plus de 20 dB), alors que quand l'interrupteur SW1 est ouvert, le gain est d'environ 5 fois (un peu plus de 12 dB). Ce second cas correspondra à l'utilisation d'un microphone dont le niveau de sortie est assez élevé. En pratique, les chiffres importent peu, car vous aurez vite fait de voir quelle position correspond le mieux en fonction du microphone utilisé. Il est cependant utile de savoir que si votre micro ou vous-même êtes vraiment très "vivaces", l'augmentation de la valeur de R2 prendra tout son sens. A l'extrême limite (même si je pense cela un peu luxueux), vous pouvez supprimer SW1 et remplacer R2 par un potentiomètre de 4K7. L'amplificateur à AOP qui fait suite est fort classique : il est monté en étage inverseur, avec utilisation d'une masse virtuelle pour la référence "centrale" en tension. Son gain est égale au rapport des valeurs des deux résistances R10 et R11, et vaut donc ici 680 / 8,2, soit environ 83 (un peu moins de 40 dB, 40 dB correspondant à un gain de 100). Vous pouvez légèrement modifier ce gain si votre microphone délivre un niveau de sortie très faible ou très fort, mais en temps normal, les deux positions de SW1 du premier étage suffisent pour une grande plage de niveaux. Le signal amplifié est prélevé en partie sur le curseur du potentiomètre RV1, lui-même directement raccordé en sortie de l'AOP.

Le compresseur de modulation
(partie inférieure de la moitié inférieure)
Cette section partage avec le crête-mètre, un petit étage à transistor (Q2) monté en suiveur de tension. A l'entrée de ce transistor (sur sa base, via point A) est appliqué le signal audio issu du préamplificateur décrit ci-avant. On retrouve sur son émetteur un signal d'amplitude quasi-identique (un poil plus faible en réalité, mais sans importance ici), que l'on dirige en même temps sur le circuit crête-mètre (toujours) et sur le circuit compresseur (si SW2 est fermé). Le fonctionnement de ce circuit est fort simple : le signal audio est redressé au moyen des diodes D3 et D4, et filtré par le condensateur C10, sur lequel on retrouve une tension continue dont l'amplitude est proportionnelle à l'amplitude crête du signal audio. Cette tension continue rend plus ou moins conducteur l'espace émetteur-collecteur du transistor Q4, qui court-circuite plus ou moins le signal BF au point B du préamplificateur. Cette façon de faire provoque un peu plus de distorsion que celle mettant en oeuvre des transistors FET ou des circuits intégrés compresseur spécialisé (NE570 ou NE572 par exemple), mais pour de la parole (voix parlée et non chantée), ce n'est pas si critique.

Le crête-mètre
(partie supérieure de la moitié inférieure)
Le signal audio disponible sur l'émetteur de Q2 polarise plus ou moins la base du transistor Q3, qui agit ici comme un interrupteur pilotant la led D5. Le seuil d'allumage de la led est ajustable via le potentiomètre ajustable RV2.

L'alimentation

Elle doit être comprise entre +12 V et +18 V.

Le circuit imprimé

Pas réalisé. Mais si je le réalise, il comportera l'ensemble des composants.