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Dernière mise à jour : 30/03/2008
Présentation
Un mélangeur basique, mais qui offre le minimum... Deux versions
très similaires sont proposées aux pages Mélangeur
audio 003 et Mélangeur
audio 007.
Le schéma
Le schéma représente deux voies, et pourra donc
être utilisé pour une application en stéréo.
la partie supérieure est relative à la voie gauche, la
partie inférieure relative à la voie droite.

Entrées
Quatre
entrées sont représentées ici, mais il est
possible de les réduire à deux ou à trois. Du fait
de la structure adoptée ici, il n'est pas conseillé
d'augmenter trop le nombre de voix, six représente un maximum
honnête. Les condensateurs C1 à C4 (voies gauches) et C8
à C11 (voies droite) permettent de stopper toute composante
continue qui pourrait être présente en sortie des
appareils que vous connecterez aux entrées. Une composante
continue n'est ni plus ni moins qu'une tension fixe qui est
superposée au signal audio alternatif, et qui peut poser
problème si elle est trop importante (problème de
distorsion notemment).
Sommation
Les
résistances R1 à R4 (voies gauche) et R9 à R12
(voies droite) assurent, avec les potentiomètres qui leur sont
associés, la sommation des signaux audio. La
position de chaque potentiomètre détermine
l'atténuation à apporter à chaque voie. La somme
des
voies audio mélangées est ensuite dirigée vers
l'entrée inverseuse des AOP (Amplificateurs
Opérationnels) : borne 2 pour le premier AOP et borne 6 pour le
second.
Amplification globale
Le gain
apporté par chaque amplificateur (AOP) est
déterminé d'une part par la valeur des résistances
situées sur le trajet du signal (R1, R2, etc), et
d'autre part par la résistance de contre réaction (R5 +
RV5 pour la voie gauche, R13 + RV10 pour la voie droite). En temps
normal, les deux potentiomètres RV5 et RV10 devront être
couplés mécaniquement afin que le gain soit identique sur
les deux voies. Mais rien ne vous empêche de les garder
séparés (même chose pour le couplage des voies
gauche et droite des potentiomètres
d'entrées).
Alimentation
Un AOP requiert
en général deux tensions d'alimentations, une positive et
une négative (par rapport à la masse). L'emploi d'une
alimentation symétrique (c'est comme ça que l'on appelle
généralement une double alimentation positive +
négative) peut cependant être évitée, en
ayant recours à une petite astuce qui consiste à
créer un point de masse
virtuel.
C'est ce qui est fait ici,
grace aux deux résistances R6 et R7 d'égales valeurs, qui
portent les entrées non inverseuses des AOP (bornes 3 et 5)
à un potentiel égal à la moitié de la
tension d'alimentation (si l'alimentation est de +18V, le point de
masse virtuel sera à un potentiel de +9V).
Sorties
La sortie de chaque
voie passe obligatoirement par un condensateur (C5 et C12), car la
tension continue de la masse virtuelle s'y retrouve, et il est hors de
question de la transmettre à l'entrée de
l'équipement que vous allez y raccorder (car aucune certitude
que ce dernier possède des condensateurs en entrée). La
valeur de ces condensateurs n'est pas très critique, et peut
être comprise entre 10uF et 47uF (inutile d'aler plus haut). Les
résistances R8 et R16 permettent de "stabiliser" le potentiel
sur la borne du consensateur côté sortie (à 0V),
afin d'éviter des "plops" désagréables lors de la
connexion / déconnexion des sorties.
Alimentation du montage
Une alimentation
simple suffit pour ce genre d'application. Mais rien ne vous
empêche d'aller jeter un oeil sur les autres schéma d'alim
présents sur ce site...
Corrections / remarques
30/03/2008
- Ajout d'un condensateur oublié devant les entrées
inverseuses des AOP (C13 et C14). Tel qu'il était
présenté avant, le montage ne pouvait pas fonctionner.