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Electronique > Réalisations > Interfaces > Interfaces logiques 001

Dernière mise à jour : 24/04/2008

Présentation

Cet article cause des moyens simples que l'on peut mettre en oeuvre pour piloter un relais ou une ampoule en basse tension, quand le courant de commande disponible est faible. Il montre comment il est possible de commander un relais de petite ou moyenne puissance à partir d'une sortie TTL ou CMOS.

Les schémas de base

Les schémas qui suivent sont quelques exemples de ce que l'on peut faire pour amplifier suffisement le courant de commande afin de le rendre exploitable avec des charges trop "gourmandes". Le premier est un passe-partout, qui ne doit pas poser de problème particulier dans un grand nombre de situations.

Avec un transistor classique
Le gain en courant apporté par ce montage permet de l'utiliser partout où un courant de commande de 1 mA au moins est disponible. La tension de commande, issue d'une sortie de circuit intégré logique type CMOS, TTL ou PIC, est appliquée sur l'entrée Cde.

interface_logique_001a

La valeur de la tension de commande au point Cde (par rapport à la masse et donc par rapport à l'émetteur du transistor) peut être comprise entre 1,5V et 48V, à condition d'adapter la valeur de la résistance R1 pour disposer d'un courant de base qui soit en même temps suffisant pour saturer correctement le transistor, tout en ne risquant pas de le griller. Pour calculer la valeur de cette résistance, vous devez connaitre le gain du transistor employé. Pas son gain exact car les écarts d'une pièce à l'autre peuvent être élevés. Mais connaitre au moins l'ordre de grandeur : gain de 50, de 150, de 300 ou de 1000 par exemple. Si l'on prend l'exemple d'un transistor ayant un gain de 100, celà signifie que grossièrement, on peut estimer qu'il lui faut un courant de base de 1 mA pour commander une charge (un relais ou une ampoule par exemple) consommant 100 mA. Autrement dit, si votre relais consomme 10 mA, vous pouvez vous contenter d'un courant de commande de 100 uA (0,1 mA), toujours pour un gain de 100. Mais il est toujours mieux de prendre une marge de sécurité et d'augmenter un peu le courant de commande pour être sûr que le transistor sature de façon franche. Ainsi dans le dernier exemple donné (relais consommant 10 mA), une commande de 200 uA à 500 uA devrait garantir un parfait fonctionnement. Pour ma part, je n'hésite pas à utiliser un courant de 1 ou 2 mA pour commander un relais de 20 mA, avec un transistor de type 2N2222. Si on suit cet exemple, et pour un courant de base de 1 mA, cela donne les valeurs de résistances suivantes pour les tensions suivantes :
- pour une tension de commande de +5 V, R = (5 - 0,6) / 0,001 = 4400 ohms
- pour une tension de commande de +9 V, R = (9 - 0,6) / 0,001 = 8400 ohms
- pour une tension de commande de +12 V, R = (12 - 0,6) / 0,001 = 11400 ohms
etc...
(la valeur 0,6 correspond à la chute de tension B-E du transistor)
La diode D1 n'est indispensable que si vous pilotez un relais, et n'est là que pour protéger le transistor Q1 au moment où le courant circulant dans la bobine du relais est coupé, ce qui provoque à ce moment une forte surtension. La tension de 12V utilisée pour le relais est arbitraire. Vous pouvez fort bien utiliser une tension différente, de +5 V, +15 V ou +24 V. Le tout est que cette tension corresponde à la tension de l'élément commandé (ici un relais).

Avec un transistor darlington
Si le courant de commande disponible est inférieur à 1 mA, il est recommandé de recourir à un montage de type darlington (deux transistors montés en "série" et dont les gains sont multipliés entre eux), permettant une amplification en courant bien supérieure (par exemple 100 * 100 = 10000). Le montage suivant fait appel à un petit darlington de type BC517 en boitier plastique TO92.

interface_logique_001b

Si vous avez besoin de plus de puissance, vous pouvez aussi envisager l'emploi d'un darlington de type TIP122, en boitier TO220.

Avec deux transistors classiques montés en darlington
Si les transistors darlingtons (BC517, TIP122 et autres) vous font peur, rien ne vous interdit d'en confectionner un avec deux transistors "normaux", comme le suggère le schéma qui suit.

interface_logique_001c

Avec des darlingtons intégrés ULN2803 / ULN2804
Les circuits ULN2803 et ULN2804 comportent dans un même boitier, huit transistors NPN darlington. Ce type de circuit est idéal dès l'instant où il s'agit de commander un ensemble de plusieurs relais ou ampoules. Pour une commande en +5 V (standard TTL), choisissez le ULN2803. Pour une commande en +3 V à +15 V (standard CMOS), choisissez le ULN2804.

uln2803

Les diodes internes, qui sont reliées entre chaque sortie et un point commun accessible sur la broche 10 du boitier, permettent de se passer des diodes externes de protection normalement requises quand on pilote un relais ou autre charge inductive. Le schéma suivant montre un exemple d'utilisation d'un tel circuit, où les huit transistors dalington intégrés sont exploités.

interface_logique_001e
Vous pouvez bien entendu utiliser ce type de circuit intégré même pour un nombre de sorties exploitées inférieure à huit. Mais si c'est pour commander deux relais, préférez tout de même les transistors, comme vu auparavant. Après tout, c'est vous qui choisissez.