Sommaire - Musiques -
MAO - Connectique
- Electronique - Logiciels - Divers
- Contacts
- Liens - Glossaire
- Historique
Dernière mise à jour : 27/02/2009
Présentation
Une AB Box désigne un système permettant d'orienter la
sortie d'un
équipement (audio généralement) vers une
entrée A ou vers une entrée B.
Quand la commutation est effectuée de façon
entièrement passive, c'est
à dire avec des commutateurs
mécaniques,
le système est réversible et on peut l'utiliser pour
sélectionner une
sortie A ou une sortie B afin de l'orienter vers l'entrée d'un
équipement.

Finalement, sous ce nom curieux de AB Box, ne se cache finalement rien
d'autre qu'un
simple inverseur !
Un schéma pour commutation de microphones
Il existe de multiples façons de concevoir une AB Box, mais le
principe général repose toujours sur l'utilisation d'un
système de commutation mécanique (interrupteur, relais)
ou électronique (circuit intégré
spécialisé, comme un commutateur analogique par exemple).
Le schéma ci-dessous montre un exemple simple, basé sur
l'utilisation d'un inverseur triple ou quadruple et destiné
à la commutation entre deux microphones à sortie
symétrique. Deux entrées
microphones sur XLR sont donc disponibles, une seule à la fois
est
reliée sur l'unique sortie, en fonction de la position de
l'inverseur multiple SW1.

Microphones
utilisables
Les microphones peuvent être de type dynamique ou
électrostatique, mais
si les deux sont de type dynamique, évitez si possible de
ramener une alim Phantom par la sortie, même si en théorie
les risques sont minimes (voir au besoin Alimentation
Phantom).
L'entrée A permet le branchement d'un microphone
électrostatique
(nécessitant une alimentation Phantom), l'entrée B est
reservée au
branchement d'un microphone dynamique, l'alimentation Phantom
étant bloquée par la paire de condensateurs C1 et C2. Si
vous souhaitez commuter deux microphones électrostatiques, vous
pouvez supprimer ces deux condensateurs et les remplacer par un simple
fil.
Commutation des entrées
La commutation est assurée par un inverseur triple ou quadruple
(dans ce derniers cas le quatrième inverseur n'est pas
utilisé), noté ici SW1A / SW1B / SW1C. Les traits en
pointillé qui relient chaque portion de SW1 indiquent simplement
que ces parties sont mécaniquement dépendantes. Notez que
l'utilisation d'un inverseur double (DPDT) aurait suffit si l'on avait
pas besoin de visualiser l'entrée sélectionnée par
le biais des deux LEDs D1 et D2. Sélection visuelle qui n'est
pas forcement un luxe...
Indication visuelle de
l'entrée
sélectionnée
L'usage d'une pile 9V aurait pû être envisagée pour
l'alimentation des LEDs, mais il est vrai que la présence d'une
alimentation phantom sur la liaison de sortie incite un peu à en
profiter, d'autant plus que les LEDs actuelles, haute luminosité
ou faible consommation, se contentent de quelques 500uA ou 1mA pour
commencer à s'éclairer suffisement. Ce qui n'est pas trop
pénalisant pour le courant restant disponible
déstiné au microphone électrostatique qui sera
choisi. La valeur des résistances R1 et R2 a été
calculée pour que le courant circulant dans les LEDs soit
compris entre 1 à 1,5 mA, sur la base d'une alim 48V et d'une
tension de service de 3,6V pour les LEDs. Si vous souhaitez toutefois
mettre en place une pile 9V pour ne pas toucher à l'alimentation
Phantom, libre à vous, voici l'adaptation à
réaliser :

Attention toutefois, la mise en place de la pile 9V impose l'ajout d'un
interrupteur supplémentaire en série avec la pile pour ne
pas la laisser se décharger inutilement pendant les
périodes d'inutilisation. Vous pouvez aussi utiliser pour SW1 un
inverseur à trois positions - avec position centrale (type
ON/OFF/ON), plus coûteux que le modèle traditionnel
à deux positions (ON/ON).
Un schéma pour commutation de lignes symétriques
Le schéma suivant ne s'embarrasse pas de gadget : un quadruple
inverseur fait tout le boulot, point.

Deux entrées stéréo (première entrée
sur J1 et J2, deuxième entrée sur J4 et J5) et une sortie
stéréo (J3 et J6), ou si on met le montage "à
l'envers" : une entrée stéréo (J3 et J6) et deux
sorties stéréo (première sortie sur J1 et J2,
deuxième sortie sur J4 et J5). Les quatre résistances R1
à R4 sont facultatives. Elles peuvent, dans certaines
situations, limiter les risques de plop lors des commutations, plops
qui souvent sont occasionnés par les charges ou décharges
brutales de condensateurs
de liaison.