Dernière mise à jour : 01/01/2007
Présentation
Cette réalisation très simple, destinée à
permettre la variation de la vitesse d'un petit moteur à courant
continu, est loin de ce qui se fait de mieux. N'utilisez pas ce montage
pour un moteur dont le courant nominal est
élevé, car le rendement n'est pas assez bon. Pour un
moteur de puissance moyenne ou forte, il est fortement
recommandé d'opter pour un régulateur dont le principe
est basé
sur le découpage de la tension d'alimentation, et sur l'ajustage
de la largeur d'impulsion des crénaux (MLI, Modulation à
Largeur d'Impulsion ou PWM, Pulse Width Modulation), dont le rendement
et la souplesse de réglage sont bien meilleurs. Considérez le montage qui suit
plus
comme un montage d'initiation qu'autre chose, et soyez bien conscient
qu'il peut très bien ne
pas
vous apporter satisfaction. Pour de meilleurs
performances,
préférez un montage à modulation
de largeur d'impulsion, tel que le montage Régulateur
simple pour moteur 002.
Schéma
Difficile de faire plus simple...

Le potentiomètre, monté ici en classique diviseur de
tension, permet de prélever une fraction plus ou
moins importante de la tension d'alimentation (de 0V à la
tension de l'alim). Comme il n'est pas possible (ou tout du moins pas
conseillé du tout) de relier le moteur directement aux bornes du
potentiomètre, un transistor (Q1) a été ajouté.
Ce dernier fait office de "tampon", en amplifiant le courant qui
transite sur la base pour le restituer "renforcé" sur son
émetteur. Comme le courant de base est
faible, il est possible d'utiliser un potentiomètre de valeur
plus élevée (sans le transistor, le potentiomètre
ne devrait faire que quelques dizaines d'ohms et présenter une
puissance dissipable importante). Le transistor à
employer devra être de type moyenne puissance (tel le 2N1711). Un
transistor faible puissance de type
2N2222 ou BC107 ne supporterait peut-être pas le choc à
vitesse de moteur réduite.
Besoin de plus de
puissance (courant) ?
Vous pouvez rajouter un second transistor de forte puissance
monté en darlington avec le premier, tel que le montre le
schéma suivant :

Vous augmentez ainsi la capacité en courant. Mais sans vouloir
insister, ce type de montage, qui présente de fortes pertes,
n'est vraiment pas conseillé pour un usage durable, surtout si
le courant débité est de quelques ampères. Mais le
mieux est de prendre un exemple pratique.
Considérons que la charge présente une résistance
(je ne parle pas d'impédance volontairement) de deux ohms, et
que la tension d'alim à l'entrée du montage est de 12V.
- Si le potard est en position 2/10ème de tours, on aura
grosso-modo une tension de 2,2V sur le curseur, et environ 0,8V sur la
charge, pour un courant approximativement égal à 0,4A.
Chute de tension entre E et C du second transistor : 11,2V. Puissance
dissipée par ce transistor : 11,2 x 0,4 = 4,5W.
- Si le potard est en position 5/10ème de tours, on aura
grosso-modo
une tension de 4,2V sur le curseur, et environ 2,6V sur la charge, pour
un courant approximativement égal à 1,3A. Chute de
tension entre E et C
du second transistor : 9,4V. Puissance dissipée par ce
transistor : 9,4 x 1,3 = 12,2W.
- Si le potard est en position 10/10ème de tours (à
fond), on aura grosso-modo
une tension de 12V sur le curseur, et environ 9V sur la charge, pour
un courant approximativement égal à 4,4A. Chute de
tension entre E et C
du second transistor : 3,2V. Puissance dissipée par ce
transistor : 3,2 x 4,4 = 14W.
Comme vous le voyez, on a perdu 3V en cours de route à cause de
la résistance dynamique E-C du transistor de puissance, et une
dissipation thermique qui peut atteindre 14W, ce qui n'est pas
négligeable du tout !
Circuit imprimé
Non réalisé.