Electronique > Réalisations > Jeux de lumière > Gradateur de lumière 001

Dernière mise à jour : 27/09/2009

Présentation

Le montage présenté ici, basé sur l'emploi d'un triac, permet de faire varier l'intensité lumineuse d'une ampoule à incandescence modèle 230 V alternatif, dont la puissance ne devra pas excéder 400 W. Il ne convient pas pour une charge inductive, tels que transformateur ou moteur. Les lampes fonctionnant en basse tension et utilisant un transfo (genre PAR36), ne pourront pas être pilotés par ce montage (pour les charges inductives, voir en fin d'article). Deux montages quasiment identiques sont en fait proposés, un sans antiparasitage et l'autre avec. Même avec antiparasitage, ces montages sont simples à réaliser, mais souffrent d'un petit défaut - pas si terrible que ça cependant : la plage de variation n'est pas parfaite. Pour un modèle plus perfectionné, voir page Gradateur de lumière 002.

Schéma 001 - Version sans antiparasitage

Comme vous pouvez le constater, le schéma n'est vraiment pas compliqué, et aucun composant exotique n'est utilisé.

Gradateur lumiere 001

Explication sommaire du fonctionnement
Le potentiomètre RV1, en association avec le condensateur C1, permet de déterminer le retard de l'impulsion de déclenchement qui parviendra au triac, au travers du diac 32V. Imaginez simplement que RV1 et C1 constituent un réseau de charge, dans lequel le condensateur (C1) se charge au travers d'une résistance (RV1). Si la résistance de charge (RV1) a une valeur élevée, le condensateur (C1) mettra plus de temps pour se charger que si cette résistance a une valeur faible. Le diac peut quant à lui être considéré comme un interrupteur qui se ferme quand la tension à ses borne dépasse 32V. Si sur la broche "droite" du diac on a 0V, ce dernier commencera à conduire quand la tension sur sa broche "gauche", c'est à dire celle présente sur le condensateur C1, atteindra 32V. La tension de charge qui arrive sur C1 est alternative, puisque qu'elle provient du secteur 230V. Il est ainsi aisé d'imaginer que le processus de charge et de conduction du diac va se répéter au rythme de la fréquence du secteur, soit 50 fois par seconde.

Choix du diac
Le diac (voir page Diode) est facile à trouver : demandez à votre revendeur un diac 32V, et il vous donnera le bon composant. Il se peut même qu'il devine aussitôt ce que vous avez l'intention d'en faire.

Choix du triac
Il existe une multitude de triacs, des petits, des gros, des très sensibles et des très "puissants". Le modèle TIC226 est un modèle très répendu, qui permet de commuter quelques ampères sous une tension pouvant atteindre 400V, et il présente une sensibilité suffisante pour cette application. Vous pourrez néanmoins opter pour un autre type de triac si le coeur vous en dit, surtout s'il vous en reste un dans un fond de tiroir qui ne demande qu'à être utilisé. Dans tous les cas, prévoyez un petit dissipateur thermique (radiateur) si vous comptez commuter des charges de quelques centaines de watts.

Schéma 001b - Version avec antiparasitage

Il reprend le schéma de base, auquel sont ajoutés un condensateur et une self.

gradateur_lumiere_001b

Le condensateur C1 associé à la self L1 constituent un filtre passe-bas qui laisse passer le 50 Hz mais qui atténue fortement les hautes fréquences. La commutation du triac génère en effet des impulsions assez abruptes, qui provoquent un rayonnement parasite sur une large plage de fréquences. Pour s'en rendre compte, il suffit de mettre le gradateur en position médiane, et de poser à côté de lui, un récepteur radio calé sur un programme de la bande AM (modulation d'amplitude)... La self d'antiparasitage ressemble à celle de la photo qui suit (le fil de cuivre de celle que j'ai utilisée pour ce gradateur est enduit de vernis vert, ça ne change rien en son efficacité).

Self pour antiparasitage

Pour plus de détails concernant les filtres pour montages à triac, merci de plonger au coeur de la page Filtres pour montage à triac.

Prototype

Réalisé pour la version 001b, avec antiparasitage.

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Il s'agit d'un vieux montage ressorti des cartons (j'en ai profité pour remettre un bouton sur l'axe du potentiomètre), je l'ai ouvert juste pour faire les photos et pour montrer à quel point j'aimais jouer avec le feu quand j'étais môme. Les élements les plus volumineux sont les trois condensateurs (tous des modèles 400 V, pas de type X2 - je ne savais pas à l'époque) et la self d'antiparasitage.

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Malgré les petits manchons isolants et le bout de carton posé devant le potentiomètre, il y a des bout de fils assez proches les uns des autres, et il y passe des tensions dangeureuses. SVP, ne faites pas comme moi, utilisez un petit circuit imprimé, même de type "expérimentation".

Remarques :
- On peut voir un petit potentiomètre ajustable câblé en parallèle sur le potentiomètre. Il permet de fixer la limite inférieure d'allumage de la lampe. Ici, il est complètement "ouvert", et la lampe reste très légèrement allumée quand RV1 est en position min. Ce potentiomètre ajustable n'est pas représenté sur le schéma, il est facultatif et peut être omis.
- J'avais câblé le potentiomètre RV1 à l'envers, intensité de la lumière augmentant en tournant RV1 dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Je n'avais même pas pris la peine de corriger ce petit défaut...
- En collant l'oreille près du boitier, on entend très nettement le découpage du triac, un espèce de "dzzzzzzz" d'autant plus fort que le potentiomètre est en position centrale. Ce bruit, tout à fait normal, disparaît presque complètement aux deux extrêmités du potentiomètre (min et max de lumière).

Pilotage d'une charge inductive

Pour pouvoir piloter une charge inductive, un gradateur doit être conçu spécialement. L'impulsion de commande du triac doit être plus longue, ou on doit faire appel à un train d'impulsions. Cela est lié au fait que le courant traversant la charge et la tension à ses bornes ne sont pas en phase. Le triac, qui pour conduire à besoin d'une imlpulsion de commande et d'un courant d'anode minimal (supérieur au courant de maintien) risque fort de se bloquer peu de temps après sa mise en conduction s'il est cablé comme ici et si vous utilisez une charge inductive. En peu de mots, ce type de montage ne fonctionne pas ou alors très très mal avec une charge inductive, qui ne sera jamais correctement alimentée.

Commande automatique avec la lumière ?

En ajoutant un seul composant, vous pouvez rendre ce gradateur automatique, réagissant alors en fonction de la lumière ambiante. Envie d'en savoir plus ?