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Dernière mise à jour : 23/03/2008
Présentation
Chenillard 10 voies avec fonction aller simple. Ampoule s'allumant
instantanement mais s'éteignant progressivement, pour un effet
de type "queue de comête". Circuit basé sur le chenillard 001,
avec étage de sortie spécifique pouvant sans
problème être utilisé dans d'autres applications.
Le(s) schéma(s)
Afin de rendre les choses plus claires, j'ai séparé le
schéma complet en deux parties : une première partie pour
la base de temps et le séquenceur, et une seconde partie pour
l'étage de sortie. Je mets toutefois à disposition le
schéma complet pour ceux qui veulent l'imprimer en une fois sur
une unique feuille de papier.

Schéma complet, clic pour
pleine taille
Schéma partie 1 : base de temps et séquenceur
Cette partie correspond à la zone gauche du schéma
complet, jusqu'au connecteur J1 (Out).

Il s'agit d'un schéma assez classique, dont le descriptif est
donné à la page Chenillard
001.
Disons pour résumer que le circuit intégré U1
constitue la base de temps, c'est un oscillateur dont la
fréquence est réglable grâce au
potentiomètre RV1. Le circuit intégré U2 constitue
quant à lui le séquenceur, qui permet la commande
successive et exclusive de l'ensemble des sorties (activation des
sorties Q0 à Q9 les unes après les autres).
Schéma partie 2 : étage de sortie
Cette partie correspond à la zone droite du schéma
complet, à partir du connecteur J2 (In).

Vous aurez sans doute constaté que cette partie du montage n'est
qu'une duplication en 10 exemplaires d'un même circuit
électronique. Le descriptif du fonctionnement sera donc fait
pour un seul circuit, tous fonctionnant de façon rigoureusement
identique. Analysons donc le fonctionnement du premier circuit,
construit autour des transistors Q1 et Q2, et qui permet de piloter
l'ampoule L1.

Ce circuit reçoit une commande électrique positive sur la
résistance R3, quand la sortie Q0 du circuit
intégré U2 (CD4017) passe à l'état logique
haut. Si l'on considère que le chenillard vient juste
d'être allumé, le condensateur C2 était totalement
déchargé, la tension à ses bornes était
donc nulle (0 V). Les transistors Q1 et Q2 sont tous deux montés
en collecteur commun, car l'entrée se fait sur leur connexion
Base et la sortie se fait sur leur connexion Emetteur. Tels quels, ils
jouent le rôle de suiveurs de tension, la tension que l'on trouve
sur leur émetteur est la même que celle appliquée
sur leur base, à la tension de déchet Base-Emetteur
près, qui est voisine de 0,6V. L'impédance
d'entrée d'un tel dispositif suiveur de tension est plus
élevée que l'impédance de sortie, ce qui permet de
relativement bien "isoler" la sortie de l'entrée. Nous disions
que la tension aux bornes de C2 était nulle, ce qui conduit
à retrouver sur l'émetteur de Q2, une tension
également nulle : la lampe L1 ne peut donc pas s'allumer.
Allumage...
Lorsqu'une tension est appliquée sur R3 (passage de Q0 à
l'état logique haut), la tension présente à la
base de Q1 augmente d'un seul coup, avec une chute de tension dans R3
qui est négligeable car le courant à cet endroit est
faible. Comme la tension a augmentée sur la base de Q1, elle
augment aussi sur l'émetteur du même transistor, c'est le
principe même du suiveur de tension. Le condensateur C2 se charge
donc quasiment instantanément, et la tension à ses bornes
se répercute tout aussi vite sur l'émetteur de Q2, qui se
comporte exactement comme Q1. La lampe s'allume donc aussitôt.
Extinction...
Si maintenant la tension de commande sur R3 disparaît (passage de
Q0 à l'état logique bas), la tension sur la base de Q1
disparait. On pourrait alors se dire que la tension sur
l'émetteur de Q1 disparaît tout aussi soudainement, mais
ce serait oublier la fonction "isolation" entre sortie
(émetteur) et entrée (base) du transistor, et la
présence du condensateur C2. Alors que la tension à la
base du transistor à disparue, la tension sur l'émetteur
va chuter progressivement, le temps que le condensateur C2 se
décharge dans la résistance (de valeur
élevée) R4. On trouve donc sur la base de Q2 une tension
qui chute doucement, et cette chute de tension se répercute sur
l'émetteur de Q2. L'ampoule L1 se voit donc appliquer une
tension qui descend progressivement, occasionnant une luminosité
décroissante à la même vitesse. Plus la valeur de
C2 et de R4 est élevée, et plus le temps d'extinction de
l'ampoule est long. Avec les valeurs du schéma, ce temps est
légèrement supérieur à la seconde. A vous
de le changer si vous le jugez incompatible avec la vitesse de
défilement des ampoules que vous aurez reglée.